Accès aux financements FMI : Les pays de la CEMAC face aux nouvelles exigences



2026-10-14 14:22:00

Pour conclure de nouveaux programmes économiques et financiers entre le Fonds monétaire international, les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) doivent se conformer à certaines exigences. La première condition est que chaque pays (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et République centrafricaine (RCA) devrait maintenir son solde budgétaire, dans la limite de 1,5% du PIB dès 2027, afin de se conformer en partie aux critères de convergence.



« Si en 2027, un seul pays présente un budget avec un déficit au-dessus de 1,5% du PIB, aucun nouveau programme économique et financier ne sera conclu dans la sous-région par le FMI » a expliqué une source à Investir au Cameroun, le 28 septembre 2026 à Yaoundé, en marge de la troisième session ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC. Aussi, la discipline budgétaire des États et le respect des assurances régionales vont désormais conditionner la poursuite ou l’approbation des décaissements du FMI aux pays de la CEMAC.

Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a rencontré le 8 septembre 2026 à Washington D.c  Zeine Zeidane, Directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), en présence d’une délégation de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner les conditions de validation de la revue des assurances régionales suspendue depuis décembre 2025 et d’échanger sur la poursuite des programmes économiques et financiers soutenus par le FMI dans la CEMAC.

Ainsi, au cours de la rencontre, Yvon Sana Bangui a présenté les progrès accomplis par les États membres et les Institutions communautaires dans la mise en œuvre des prérequis à la reprise des discussions sur les assurances régionales, notamment le rétablissement de trajectoires budgétaires crédibles et soutenables, le renforcement des effectifs de la COBAC, l’élaboration d’une nouvelle loi bancaire et la révision du dispositif de surveillance multilatérale.

Les assurances régionales ne constituent pas une garantie financière classique. Elles regroupent les engagements pris au niveau communautaire pour préserver les grands équilibres monétaires, extérieurs et financiers de la zone CEMAC. Elles complètent les engagements propres de chaque Etat, dans le cadre de sa relation avec le FMI. Leur validation est un élément crucial pour la poursuite des programmes soutenus par l’Institution de Bretton Woods dans la CEMAC.