Architecture : Le gouvernement ouvre le chantier de la simplification institutionnelle
2026-10-06 10:56:00
Réduire les doublons, clarifier les compétences et accélérer la décision publique : le gouvernement entend engager une nouvelle étape dans la transformation de l’État. Ouvert ce 5 octobre 2026 au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, le séminaire consacré à la simplification de l’architecture institutionnelle doit permettre de traduire les orientations de la circulaire présidentielle du 8 mai 2025 en mesures concrètes.
Pendant deux jours, les membres du gouvernement et les différents acteurs concernés se penchent sur les principaux enjeux liés à la nouvelle organisation de l’État. Les échanges portent notamment sur le cadre constitutionnel et institutionnel issu de la réforme, le bilan de l’application de la circulaire présidentielle ainsi que les bonnes pratiques en matière de rationalisation des structures publiques.
À l’ouverture des travaux, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a appelé à une transformation concrète du fonctionnement de l’administration, en cohérence avec les exigences de la Ve République. « Nous ne pouvons pas demander à l’administration d’aller plus vite, de mieux coordonner son action et de rendre davantage compte de ses résultats tout en conservant les organisations qui entretiennent la confusion des compétences », a-t-il souligné.
Pour le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, Jean-François Ndong Obiang, l’enjeu est désormais de passer du principe de réforme à sa traduction opérationnelle. Les assises doivent ainsi permettre de clarifier les responsabilités, de rationaliser les structures et de renforcer la cohérence de l’action publique. Une démarche qui vise notamment à réduire les chevauchements de compétences et à améliorer les mécanismes de décision et de coordination gouvernementale. « Pour répondre aux aspirations des populations, l’État doit être visible, prévisible et efficace », a déclaré le ministre, plaçant l’efficacité de l’administration au cœur de la réflexion engagée.
Les travaux devront, à terme, déboucher sur un diagnostic partagé de l’architecture institutionnelle post-réforme, mais également sur des propositions concrètes concernant la réorganisation des structures et la répartition des compétences. Un cadre opérationnel de recommandations ainsi qu’un mécanisme de suivi sont également attendus. Pour le gouvernement, l’objectif est de disposer d’une organisation institutionnelle plus lisible, capable de limiter les chevauchements et de raccourcir les circuits de décision. Les conclusions du séminaire sont donc appelées à s’inscrire dans une feuille de route assortie de priorités et d’un calendrier de mise en œuvre.
Au-delà de la réorganisation administrative, Jean-François Ndong Obiang a insisté sur la nécessité d’articuler la dimension juridique de la réforme avec la volonté politique qui doit en accompagner l’exécution. « Le droit donne à la réforme sa forme ; la volonté politique lui donne son sens et sa direction », a-t-il rappelé. Le séminaire ouvert à Libreville marque ainsi une nouvelle étape dans le chantier de transformation institutionnelle engagé par les autorités, avec une ambition désormais affichée : faire évoluer l’architecture de l’État vers un fonctionnement plus clair, mieux coordonné et davantage orienté vers l’efficacité de l’action publique au bénéfice des citoyens.