CAN 2025 : l’élimination du Gabon, symptôme d’un système à bout de souffle
2025-12-29 13:01:00
L’élimination précoce du Gabon à la CAN 2025 ne saurait être réduite à un simple accident de parcours. La lourde défaite face au Mozambique révèle des dysfonctionnements plus profonds : absence de vision sportive, hiérarchie figée et décisions techniques déconnectées des exigences du haut niveau.
Le Gabon quitte la CAN 2025 dès la phase de groupes, au terme d’un parcours marqué par l’impréparation et l’approximation. Battues successivement par le Cameroun puis le Mozambique, les Panthères n’ont jamais donné l’impression d’une équipe capable de rivaliser durablement. Cette élimination rapide intervient pourtant dans un contexte où les attentes étaient élevées, tant sur le plan sportif que symbolique.
Face au Mozambique, match pourtant décisif et à la portée du Gabon sur le papier, la sélection nationale a affiché des carences criantes : manque d’intensité, déséquilibre collectif, fragilité défensive et incapacité à réagir dans l’adversité. Plus préoccupant encore, l’équipe est apparue sans plan clair, prisonnière de choix techniques rigides et d’une animation de jeu inefficace.
Cette contre-performance met en lumière une problématique récurrente : la gestion de l’effectif. Les critères de sélection semblent davantage reposer sur des statuts hérités que sur la réalité de la performance actuelle. Or, le football moderne exige fraîcheur, intensité et compétitivité hebdomadaire au plus haut niveau. Lorsque ces paramètres sont relégués au second plan, les conséquences deviennent inévitables sur le terrain.
Le malaise est accentué par un déficit de transparence dans les décisions. Certaines absences ou présences ont été justifiées de manière peu convaincante, laissant place aux interrogations et à la frustration. Cette opacité fragilise la crédibilité du projet sportif et nourrit un sentiment d’injustice, tant chez les joueurs que chez les supporters.
L’élimination du Gabon à la CAN 2025 doit être analysée comme un signal
d’alarme. Elle appelle une remise à plat profonde : clarification des critères
de sélection, priorité donnée à la performance réelle, et construction d’un
projet cohérent tourné vers l’avenir. Sans cette introspection, les Panthères
risquent de revivre, compétition après compétition, les mêmes désillusions.