Chasse et commerce de la viande de brousse : Une stratégie nationale pour sortir la filière de l’informel
2026-10-09 09:26:00
Le Gouvernement a présenté la Stratégie nationale de gestion de la chasse et du commerce de la viande de brousse pour la période 2026-2030. Inscrite dans le Plan national de croissance et de développement, elle vise à structurer une activité encore largement informelle, en conciliant emplois, développement rural, souveraineté alimentaire et préservation de la biodiversité.
La gestion de la chasse et du commerce de la viande de brousse figure parmi les dossiers examinés par le Conseil des ministres du 8 octobre 2026. Le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat a présenté une stratégie nationale couvrant la période 2026-2030, inscrite dans les orientations du Plan national de croissance et de développement.
Selon le communiqué, le caractère largement informel de cette activité limite les recettes de l’État, fragilise les revenus des acteurs et favorise des circuits illicites dépourvus de traçabilité. La stratégie entend donc faire évoluer cette activité vers une filière économique mieux structurée, légale et durable.
L’objectif est de concilier plusieurs impératifs : la création d’emplois, le développement rural, la souveraineté alimentaire et la conservation de la biodiversité. Ces ambitions supposent de mieux encadrer les pratiques de chasse et les circuits de commercialisation, tout en tenant compte des enjeux économiques des populations qui vivent de cette activité.
La mise en œuvre de cette stratégie devra permettre de mieux suivre les flux commerciaux et d’améliorer la traçabilité. Le communiqué ne détaille toutefois pas les mesures opérationnelles prévues, les mécanismes de contrôle ou les éventuelles modalités d’autorisation qui seront appliquées aux acteurs de la filière.
Le défi sera de faire coexister les objectifs de développement économique et la protection des espèces et des écosystèmes. La stratégie 2026-2030 fixe une orientation, mais ses résultats dépendront des moyens de contrôle, de l’accompagnement des acteurs et de la capacité à faire respecter les règles. Le suivi de son déploiement permettra de mesurer l’évolution de cette filière.