Contrôle des prix : la DGCCRF passe à l’offensive dès le 9 mars
2026-03-06 12:36:00
Au Gabon, les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) entameront, à partir du 9 mars, une vaste mission de contrôle du respect de la nouvelle mercuriale.
Après une phase de sensibilisation auprès des opérateurs économiques, les autorités annoncent désormais des sanctions contre les contrevenants.
Le gouvernement gabonais renforce son dispositif de lutte contre la vie chère. À compter du 9 mars, les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) lanceront une série de contrôles visant à vérifier l’application effective de la nouvelle mercuriale des prix sur l’ensemble du territoire.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, lors de son intervention dans l’émission « Le gouvernement s’exprime ». Cette opération intervient après une phase de sensibilisation menée du 24 février au 8 mars auprès des différents acteurs du commerce.
Importateurs, grossistes, demi-grossistes et détaillants figurent parmi les principales cibles de ces contrôles. Les autorités souhaitent ainsi s’assurer du respect de la nouvelle grille tarifaire qui concerne 105 produits, notamment des denrées de consommation courante, des matériaux de construction et des dérivés du bois.
Dans un premier temps, les agents de la DGCCRF seront déployés dans les communes du Grand Libreville avant l’extension des opérations dans les autres provinces du pays. L’objectif est de vérifier sur le terrain que les prix appliqués correspondent bien à ceux fixés par la mercuriale.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à réduire le coût de la vie et à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Elle constitue également une mesure transitoire en attendant l’ouverture annoncée de la future centrale d’achats, appelée à réguler davantage les circuits d’approvisionnement.
Si les autorités privilégient une approche pédagogique lors des contrôles, la réglementation prévoit également des sanctions pour les opérateurs réfractaires. Celles-ci peuvent aller de pénalités financières à des mesures administratives plus lourdes, incluant la suspension ou le retrait de l’agrément commercial.
À travers ce dispositif, l’État entend garantir le respect des règles du marché et préserver le panier de la ménagère dans un contexte économique marqué par les tensions sur les prix et les coûts d’approvisionnement.