Diabète en Afrique : une crise sanitaire silencieuse en pleine expansion



2026-04-15 10:38:00

À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, l’Organisation mondiale de la santé alerte sur la progression inquiétante du diabète en Afrique, où des millions de personnes sont déjà touchées.



En 2025, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Mohamed Janabi, a dressé un constat alarmant : le diabète connaît une progression rapide sur le continent africain, devenant l’une des principales causes de morbidité et de mortalité.

Cette hausse s’explique notamment par la transformation des modes de vie, marquée par une alimentation moins équilibrée, la sédentarité croissante, ainsi que l’augmentation du surpoids et de l’obésité. À cela s’ajoute un accès encore insuffisant aux soins de santé primaires, limitant le dépistage et la prise en charge précoce de la maladie.

Selon les données de l’OMS, plus de 24 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivent actuellement avec le diabète en Afrique. Un chiffre préoccupant qui pourrait plus que doubler pour atteindre près de 60 millions d’ici 2050. Cette évolution met en évidence l’ampleur d’une crise sanitaire souvent silencieuse, mais aux conséquences lourdes.

Le diabète touche toutes les catégories d’âge, des enfants aux personnes âgées. Lorsqu’il n’est pas diagnostiqué ou mal pris en charge, il peut entraîner des complications graves, notamment des maladies cardiovasculaires, des atteintes rénales, des troubles de la vision et des lésions nerveuses. Autant de facteurs qui altèrent profondément la qualité de vie des patients et pèsent sur les familles et les systèmes de santé.

Face à cette situation, l’OMS appelle les États africains à renforcer leurs politiques de santé publique. L’organisation recommande d’intégrer la prévention et la prise en charge du diabète dans les soins primaires, tout en promouvant des modes de vie plus sains, incluant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.

Elle insiste également sur la nécessité de garantir un accès équitable aux traitements essentiels, notamment l’insuline, ainsi qu’aux technologies médicales adaptées. Enfin, l’accompagnement psychologique des patients est présenté comme un levier indispensable pour améliorer leur qualité de vie.

Dans un contexte où les maladies non transmissibles progressent rapidement, la lutte contre le diabète apparaît désormais comme une priorité majeure pour les systèmes de santé africains.