Éducation nationale : suspension de la grève après signature historique du protocole
2026-01-21 17:56:00
Après plusieurs semaines de paralysie, le gouvernement et les syndicats du secteur éducatif gabonais ont signé un protocole d’accord qui marque une avancée majeure dans le dialogue social, avec la suspension immédiate de la grève et la promesse d’une mise en œuvre suivie des engagements pris.
Le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique a officiellement annoncé, ce mardi 20 janvier 2026, la suspension de la grève qui paralysait ses services depuis plusieurs semaines. Cette décision intervient à la suite de la signature d’un protocole d’accord avec les principaux syndicats du secteur, notamment SOS Éducation, le Syndicat de l’Éducation nationale (SENA) et le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Syntechpro). Le protocole engage l’Exécutif à répondre aux revendications centrales des enseignants, telles que la régularisation des situations administratives et la mise en place de plans de carrière, éléments cruciaux des négociations dites « d’Alibandeng ». Une première évaluation de la mise en œuvre des mesures est prévue le 25 février prochain, date qui permettra de mesurer la concrétisation des engagements gouvernementaux.
Magloire Memiaghe, secrétaire général par intérim du SENA, a souligné l’importance de cette étape : « Dans ces négociations, nous avions le point phare portant sur la régularisation des situations administratives et le plan de carrière des enseignants. La commission technique a déjà commencé à travailler. Il était donc question que le ministère nous remette le protocole d’accord pour que nous suivions, élément par élément, les points d’accord concernant les situations administratives qui constituent le point d’achoppement. » De leur côté, les syndicats restent vigilants et prévoient de s’appuyer sur le protocole pour vérifier la mise en œuvre effective des engagements, comme l’a rappelé Ghislain Nguema Mve, secrétaire général du Syntechpro : « Nous allons nous appuyer sur ce protocole d’accord pour vérifier le 25 février prochain si le gouvernement a tenu parole. »
Si cette suspension de la grève représente un signal positif, elle ne marque pas pour autant la fin de la crise. Les autorités et les syndicats devront transformer ce protocole en mesures concrètes et tangibles sur le terrain afin d’assurer un retour durable à la normalité dans les établissements scolaires. Cette étape constitue néanmoins un tournant pour le système éducatif gabonais et pourrait servir de modèle de dialogue social efficace pour d’autres secteurs publics confrontés à des revendications similaires.