El Rapha : Curtis Opra Andjoua engage la reconquête par l’excellence médicale
2026-10-13 12:29:00
Fondée en 2000 à Libreville par le docteur Edith Lucie Bongo Ondimba, la Polyclinique El Rapha s’est progressivement imposée dans le paysage sanitaire gabonais. Après des années de turbulences, marquées notamment par la fermeture de son service de néonatologie, l’établissement a engagé une reconstruction axée sur le renforcement de son plateau technique, la diversification de ses spécialités et l’amélioration de la prise en charge. Son directeur général, Curtis Opra Andjoua, revient sur cette trajectoire et expose les ambitions de la structure.
La résilience résume votre histoire.
Comment définiriez-vous aujourd’hui l’identité d’El Rapha ?
Par un mot : la résilience. Depuis sa création,
El Rapha a traversé différentes périodes qui ont mis à l’épreuve son
organisation et sa capacité à poursuivre sa mission. Aujourd’hui, notre
ambition est de proposer une offre de soins spécialisée, avec des services
d’urgences disponibles 24 heures sur 24, la chirurgie, la
gynécologie-obstétrique, la néonatologie, la pédiatrie et plusieurs spécialités
médicales. Notre plateau technique comprend également des équipements
d’imagerie et d’exploration. Nous voulons faire d’El Rapha un établissement où
la compétence médicale, la qualité des équipements et l’attention portée au
patient avancent ensemble.
L’établissement a traversé des années
difficiles. Qu’est-ce qui a permis de maintenir le cap ?
Ces années ont été marquées par des difficultés
profondes. Nous les résumons en trois mots : résilience, travail et excellence.
La résilience, parce qu’il a fallu surmonter les obstacles sans renoncer à
notre vocation. Le travail, parce qu’une reconstruction exige des efforts
constants, une organisation rigoureuse et l’engagement des équipes. Enfin,
l’excellence, parce que les patients sont en droit d’attendre des soins adaptés
à leurs besoins. Notre démarche consiste à reconstruire progressivement un établissement
capable de répondre aux exigences actuelles de la médecine et aux attentes des
populations.
La néonatologie est restée fermée pendant
près de dix ans avant sa réouverture en 2024. Pourquoi ce service est-il si
stratégique ?
La néonatologie est essentielle, notamment pour
la prise en charge des nouveau-nés prématurés ou présentant des complications à
la naissance. La réouverture de ce service répond à une nécessité médicale,
mais aussi à notre volonté de renforcer l’accompagnement des familles. Elle
s’inscrit dans une démarche de reconstruction qui associe équipements adaptés,
personnel qualifié et organisation des soins. Pour un établissement engagé dans
la santé de la mère et de l’enfant, disposer d’un service de néonatologie
opérationnel représente un enjeu majeur de continuité et de qualité de la prise
en charge.
Le renforcement du plateau technique
constitue un autre axe de votre stratégie. Qu’est-ce que cela change
concrètement pour les patients ?
La modernisation du plateau technique permet
d’améliorer les capacités de diagnostic, d’orienter plus rapidement les
décisions médicales et de faciliter le parcours des patients. Notre objectif
est de réunir, au sein d’un même établissement, des compétences médicales et
des équipements capables de répondre à des besoins variés. Mais les
investissements techniques ne suffisent pas à eux seuls. Ils doivent
s’accompagner d’une amélioration continue des pratiques, de la coordination
entre les services et de la qualité de l’accueil. C’est cette combinaison qui
donne tout son sens à la modernisation.
Vous avez organisé une action de
solidarité médicale en juillet 2026. Quelle place la responsabilité sociale
occupe-t-elle dans votre vision ?
La responsabilité sociale fait partie de notre
conception de la médecine. Du 16 au 18 juillet 2026, nous avons organisé une
action au cours de laquelle des patients ont pu bénéficier gratuitement de
consultations spécialisées, d’examens et de médicaments, selon les prestations
proposées. Cette initiative visait à contribuer à la réduction de certaines
barrières financières à l’accès aux soins. Nous entendons poursuivre cette
démarche de solidarité, en complément de notre mission médicale quotidienne, parce
que la santé ne doit pas être envisagée uniquement sous l’angle des équipements
et des performances techniques.
Quelles sont vos ambitions pour les
prochaines années ?
Notre ambition est de consolider notre position
comme établissement de référence, tout en restant proches des besoins des
populations gabonaises. Cela passe par la modernisation continue de notre
plateau technique, la formation de nos équipes et l’amélioration du parcours
patient, depuis l’admission jusqu’à la sortie. Nous souhaitons également
renforcer la coordination entre les services et poursuivre la transformation de
nos pratiques grâce aux outils numériques. Mais notre vision repose avant tout
sur une conviction : la technologie et l’expertise médicale doivent rester au
service de l’humain. Nous voulons offrir un environnement où chaque patient se
sent écouté, respecté et accompagné.