Gabon et Banque mondiale : vers une pêche maritime plus durable et économiquement performante
2026-02-26 14:40:00
La Banque mondiale a réaffirmé son engagement en faveur du développement durable du secteur halieutique gabonais lors d’un atelier de restitution organisé le 25 février 2026 au Complexe Hôtelier de la Sablière. L’événement, placé sous la houlette du Ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie Bleue, Aimé Martial Massamba, a permis de présenter les conclusions du diagnostic sectoriel du projet PROBLUE « Vers un développement durable des pêches maritimes au Gabon ». L’étude a mis en lumière un paradoxe : un potentiel maritime important, mais une contribution économique inférieure aux attentes, due notamment à un pilotage administratif insuffisant et à l’absence de données consolidées depuis 2014.
Les recommandations proposées lors de l’atelier visent à transformer ce potentiel en résultats concrets. Elles portent sur la professionnalisation de la pêche artisanale, la révision des redevances et du système d’accès aux ressources, la modernisation des plans d’aménagement et la refonte complète du système statistique national. Selon Samira El Khamlichi, cheffe d’équipe du projet, « malgré un corpus juridique dense et des ressources abondantes, le secteur reste sous-exploité et ne génère pas suffisamment de valeur ajoutée domestique ». L’accent est mis sur la création d’emplois, la sécurité alimentaire et la protection des écosystèmes marins, tout en assurant la viabilité économique à long terme de la filière.
Pour le gouvernement gabonais, la mise en œuvre rapide des réformes proposées est cruciale. Le ministre Aimé Martial Massamba a souligné que l’objectif n’est pas seulement administratif, mais stratégique : renforcer la souveraineté alimentaire, accroître la valeur ajoutée nationale et positionner le Gabon comme acteur crédible de l’économie bleue régionale. Aïssatou Diallo, représentante résidente de la Banque mondiale, a réaffirmé le rôle de l’institution dans l’accompagnement du pays : « Notre objectif commun est de transformer ce potentiel maritime en bénéfices tangibles pour les communautés et pour l’environnement ». L’atelier marque ainsi une étape clé dans l’alignement des politiques publiques et des financements internationaux en faveur d’une pêche gabonaise plus durable et économiquement performante.