Élections professionnelles : second tour et reprises de vote sur fond de tensions



2026-05-13 09:44:00

Ce 13 mai, le Gabon organise le second tour des élections professionnelles ainsi que la reprise du scrutin dans plusieurs structures. Une étape encadrée par les textes, mais contestée par certains syndicats qui dénoncent des irrégularités lors du premier tour.



Le processus des élections professionnelles se poursuit au Gabon avec une nouvelle phase prévue ce 13 mai. Selon la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP), il s’agit à la fois d’un second tour et de la reprise du vote dans plusieurs administrations et entreprises du pays.

Sont concernés les cas où le quorum n’a pas été atteint, où aucune liste syndicale n’a été présentée lors du premier tour, ainsi que les centres où le scrutin du 28 avril n’a pu se tenir en raison de difficultés techniques, logistiques ou d’irrégularités constatées.

Mais cette nouvelle séquence électorale ne fait pas l’unanimité. Plusieurs syndicats estiment que ces reprises sont la conséquence directe des contestations qu’ils ont formulées après le premier tour. Ils pointent des dysfonctionnements, notamment à Libreville, liés à l’organisation du vote et à l’acheminement du matériel électoral.

De son côté, le président de la CNEP, Alain Jules Monangze, rejette ces accusations et évoque une confusion dans l’interprétation de la situation. Il rappelle que les cas actuels sont strictement prévus par les textes réglementaires encadrant ces élections.

Selon lui, deux situations distinctes doivent être différenciées. La première concerne les structures où aucun syndicat ne s’est présenté ou celles où le quorum n’a pas été atteint : un second tour est alors organisé, avec la possibilité pour des candidats indépendants de participer. La seconde concerne les centres où le vote n’a pas eu lieu le 28 avril ; dans ce cas, il s’agit d’une reprise du scrutin et non d’un second tour.

« Cela n’a rien à voir avec la pression des syndicats, mais avec les dispositions des arrêtés 147 pour le privé et 646 pour le public », précise-t-il.

Dans le secteur éducatif, les opérations de vote doivent notamment être reprises dans les provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué et du Woleu-Ntem.

À l’issue du scrutin, les opérateurs économiques sont tenus de transmettre les procès-verbaux à la commission, soit via les Inspections du travail compétentes, soit par voie électronique.

Pour la CNEP, l’enjeu demeure la participation, condition essentielle pour garantir la légitimité des futurs représentants des travailleurs et renforcer le dialogue social au Gabon.