Loi de finances 2026 : le Gouvernement fixe le cap de la rigueur et de la performance



2025-12-04 10:12:00

À l’auditorium du Ministère de l’Économie, le Gouvernement a présenté les fondements de la loi de finances 2026 et la nouvelle stratégie de gestion des investissements publics. Une communication forte, marquée par un rappel à l’ordre du Vice-Premier ministre, déterminé à remettre la discipline, la performance et la responsabilité au cœur de l’action publique.



Le mercredi 3 décembre 2025, l’auditorium du ministère de l’Économie a servi de cadre à une communication gouvernementale majeure consacrée à deux points essentiels : l’exécution de la loi de finances 2026 et le processus de gestion des investissements publics. À travers cette rencontre, le Gouvernement a souhaité clarifier les ambitions du budget 2026, présenter les outils de modernisation financière et affirmer sa volonté d’entrer dans une ère nouvelle de rigueur et de transparence.

Présentée comme un tournant, la loi de finances 2026 met l’accent sur trois piliers : des recettes intérieures renforcées, des dépenses mieux contrôlées et un volume d’investissements inédit destiné à faire de l’investissement le moteur principal de la croissance. L’objectif annoncé est clair : faire du Gabon un pays qui ne survit plus, mais qui construit. Les autorités ont insisté sur la nécessité de transformer durablement le modèle économique national.

Dans son intervention, le Vice-Premier ministre par intérim, ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, a fixé un cap sans ambiguïté. Il a rappelé la nécessité d’une implication totale de chaque administration, dénonçant les dérives héritées du passé et réaffirmant les instructions du Chef de l’État : mettre fin aux mauvaises pratiques, renforcer la discipline budgétaire et recentrer l’action publique sur la performance. « Chacun doit jouer son rôle », a-t-il martelé.

Pour atteindre l’objectif national de 6,5 % de croissance, plusieurs exigences ont été posées : 1 444 milliards de recettes pour les impôts, sincérité budgétaire obligatoire pour la Direction générale du Budget, renforcement du contrôle financier et paiement à temps des dépenses tout en protégeant le Compte unique du Trésor. Le Gouvernement ne financera plus les projets mal conçus et les agences inefficaces devront disparaître. Avec 1 000 milliards dédiés à la finalisation des projets, l’État veut éviter le « phénomène des éléphants blancs ».

La présentation des nouveaux outils numériques le SIGIP, cartographie nationale des projets, et le SIGFIP, futur pivot de l’exécution budgétaire marque une étape importante vers la modernisation de la gestion publique. Le Vice-Premier ministre a conclu par un rappel fort : 2026 sera l’année de la restauration économique, portée par la rigueur, la discipline et la responsabilité. « L’État fixe les règles, vous exécutez », a-t-il insisté, appelant à une mobilisation totale.