Lutte contre la corruption : l’OIF renforce les capacités de la CNLCEI au Gabon



2026-05-13 15:32:00

Au Gabon, l’Organisation internationale de la Francophonie appuie la Commission nationale de lutte contre la corruption à travers un séminaire de formation. Objectif : renforcer les compétences des agents et promouvoir une gouvernance plus transparente et intègre.



L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) intensifie son appui au Gabon dans le domaine de la gouvernance. Depuis le 12 mai 2026, plusieurs experts de l’institution accompagnent les agents de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) dans le cadre d’un séminaire de formation dédié au renforcement des capacités.

Ouverte par le ministre chargé des Relations avec les institutions constitutionnelles, Jean François Ndong Obiang, cette session réunit plus de 60 participants autour du thème : « Bonne gouvernance, partage de bonnes pratiques et renforcement institutionnel au service de l’intégrité publique ». Pendant quatre jours, les agents sont appelés à approfondir leurs compétences techniques, organisationnelles et opérationnelles.

L’objectif est clair : doter la CNLCEI d’outils plus efficaces pour prévenir, détecter et sanctionner les actes de corruption. Une nécessité dans un contexte où, selon l’OIF et le Fonds monétaire international, la corruption représente près de 1 500 milliards de dollars de pertes annuelles à l’échelle mondiale, soit environ 2 % du PIB mondial.

Pour les responsables de l’OIF, les conséquences de la corruption vont bien au-delà des pertes financières. Elle fragilise les institutions, creuse les inégalités d’accès aux services publics essentiels et alimente la défiance des citoyens envers leurs dirigeants. Des dynamiques qui peuvent, à terme, conduire à des tensions sociales importantes.

Du côté de la CNLCEI, cette formation est perçue comme une opportunité stratégique. Son président, Nestor Mbou, insiste sur la nécessité de renforcer une culture d’éthique et de responsabilité au sein de l’administration publique, afin de bâtir une gouvernance plus efficace et plus proche des citoyens.

À travers cette initiative, l’OIF et les autorités gabonaises réaffirment leur engagement commun en faveur de la transparence, de l’intégrité et du renforcement des institutions.