OEACP : à Malabo, le Gabon se positionne au cœur du dialogue économique international



2026-03-30 09:51:00

En marge du 11e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé le Sommet des affaires, rendez-vous stratégique entre décideurs publics et acteurs économiques.



Organisé à Malabo, cet événement s’est imposé comme un temps fort des discussions, avec pour ambition de renforcer le rôle du secteur privé dans la transformation économique des États membres.


Un positionnement politique assumé


En présidant ce Sommet des affaires, le Gabon affirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la redéfinition des équilibres économiques au sein de l’espace OEACP.


Le thème retenu  « Exploiter les opportunités économiques pour un développement durable » — traduit une orientation claire : faire du partenariat entre États et secteur privé un levier central de croissance.


Le Secrétaire général de l’OEACP, Moussa Saleh Batraki, a d’ailleurs salué l’implication du Gabon et le leadership de son Président, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des contraintes de financement accrues.


Attirer les investissements et structurer les économies


Dans son intervention, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de passer d’un cadre de discussion à une logique d’actions concrètes.


Objectif : favoriser la conclusion de partenariats stratégiques et renforcer l’attractivité économique de l’espace OEACP.


Parmi les priorités mises en avant :

la création d’un climat des affaires stable et transparent ;

la mobilisation des ressources internes, notamment fiscales ;

le développement de chaînes de valeur locales créatrices d’emplois.


Le Président a également souligné que la confiance des investisseurs repose sur des principes fondamentaux, tels que la transparence dans la gestion publique et la sécurité juridique.


Des secteurs clés identifiés


Dans une approche structurante, plusieurs secteurs ont été identifiés comme moteurs de transformation :

l’énergie ;

les infrastructures et services numériques ;

la valorisation durable des ressources naturelles, notamment forestières ;

la souveraineté alimentaire.


Ces axes traduisent une volonté d’orienter les économies vers plus de valeur ajoutée locale et de résilience.


Financements innovants et partenariats public-privé


Face aux contraintes de financement, le Chef de l’État a plaidé pour le recours à des instruments innovants :

partenariats public-privé (PPP) ;

mécanismes d’échange dette-développement ;

obligations vertes et bleues.


Une stratégie qui s’inscrit dans une dynamique globale de transformation des modèles économiques, notamment dans les pays en développement.


Le PNCD 2026-2030 en vitrine


Les travaux ont également été marqués par la présentation du Plan national de développement et de croissance (PNCD) 2026-2030 par la ministre Louise-Pierrette MVONO.


Ce plan vise notamment :

l’amélioration de l’accès à l’énergie et à l’eau ;

la modernisation des infrastructures ;

la digitalisation de l’administration ;

le renforcement du capital humain et de l’entrepreneuriat.


Il constitue l’un des principaux outils de projection économique du Gabon à moyen terme.


Vers une dynamique collective


Au-delà des annonces, les échanges ont mis en lumière un consensus : le développement durable des économies de l’OEACP repose sur des partenariats solides, une innovation accrue et une vision partagée.


Clôturant les travaux, le Président de la République a appelé à transformer les recommandations en actions concrètes, tout en insistant sur la ضرورة d’une mobilisation collective des États et des partenaires internationaux.


Un enjeu d’influence pour le Gabon


À travers ce Sommet des affaires, le Gabon ne se contente pas de participer aux débats : il cherche à peser dans l’agenda économique international.


Dans un contexte de recomposition des équilibres mondiaux, cette prise de position illustre une ambition plus large : celle de s’imposer comme un acteur crédible de la coopération économique et du développement durable au sein de l’espace OEACP.