ONU : le Gabon soutient la justice réparatrice pour les crimes liés à l’esclavage



2026-03-26 11:05:00

Le Gabon s’est affirmé comme un acteur clé du Groupe africain à l’Assemblée générale de l’ONU, en votant en faveur de la résolution portée par le Ghana reconnaissant la traite transatlantique et l’esclavage comme « crimes contre l’humanité ».



Adopté le 25 mars 2026 par 123 voix pour, le texte appelle à des mesures concrètes de justice réparatrice et à la reconnaissance des effets durables de ces crimes, notamment le racisme structurel et les inégalités économiques. Par son vote, le Gabon s’inscrit dans une dynamique panafricaine visant à promouvoir la mémoire, la réparation et la solidarité avec les victimes et leurs descendants.

En choisissant de soutenir fermement la résolution, Libreville se démarque des États-Unis, qui ont rejeté le texte pour des motifs juridiques, et de la France, qui s’est abstenue. Cette position traduit la volonté du Gabon de défendre une vision africaine et éthique de la justice historique, affirmant que la reconnaissance des injustices passées est indispensable à la construction de relations internationales équitables et à la promotion de la paix. Pour le Gabon, la mémoire et la réparation ne sont pas de simples gestes symboliques, mais des leviers pour renforcer la cohésion sociale et la dignité des peuples africains.

Au-delà du vote, la résolution constitue un signal fort sur l’importance de traiter les héritages contemporains de l’esclavage. Le Gabon appelle à une lutte renforcée contre le racisme systémique et à une meilleure intégration des pays africains dans les instances politiques et économiques mondiales. Comme l’a rappelé la poétesse Esther Philips, « il ne saurait y avoir de paix sans justice réparatrice » : en soutenant cette initiative, le Gabon place la justice historique et la réparation au cœur de son engagement diplomatique et moral sur la scène internationale.