OTAN : Washington réunit plusieurs alliés en Pologne sans la France ni le Royaume-Uni



2026-10-02 10:02:00

Une réunion de travail consacrée à l’avenir de l’Alliance atlantique doit se tenir en Pologne à l’initiative du Pentagone. La France, le Royaume-Uni et les trois États baltes ne figurent pas parmi les pays invités, selon des informations rapportées par Politico et reprises par Le Parisien.



Washington prépare un nouveau rendez-vous consacré à l’avenir de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Prévue en octobre en Pologne, cette rencontre doit réunir un groupe restreint de pays membres de l’Alliance autour d’Elbridge Colby, responsable de la politique du Pentagone. 


Selon les informations de Politico, plusieurs alliés européens ne seront toutefois pas conviés à ces discussions. Il s’agit notamment de la France, du Royaume-Uni, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. À l’inverse, la Pologne, l’Allemagne, les Pays-Bas ainsi que plusieurs pays nordiques devraient participer aux échanges. 


Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement du « Bergen Group », un format de travail informel consacré aux orientations futures de l’Alliance. Deux réunions similaires auraient déjà été organisées avec la participation notamment de la Pologne, de l’Allemagne, de la Finlande, de la Suède, des Pays-Bas et de la Norvège. 

L’objectif affiché est de permettre à ces pays d’échanger sur les priorités de défense et l’évolution de l’OTAN. Les propositions issues de ces discussions pourraient ensuite être soumises à l’ensemble de l’Alliance.


La réunion ne constitue donc pas un sommet officiel de l’OTAN réunissant les 32 États membres. Il s’agit d’un format de travail restreint organisé à l’initiative américaine. Cette distinction est importante pour comprendre la portée de la non-invitation de certains alliés. 


La composition du groupe suscite néanmoins des interrogations parmi les alliés. Selon les informations rapportées par Politico, des diplomates cherchent notamment à comprendre les critères ayant présidé au choix des pays invités.

Washington n’a pas publiquement expliqué pourquoi la France, le Royaume-Uni et les États baltes n’ont pas été conviés à cette nouvelle réunion. Le Pentagone n’aurait pas répondu aux demandes de commentaires formulées dans le cadre de l’article de Politico. 


Le choix intervient alors que les États-Unis insistent fortement sur l’augmentation des dépenses de défense européennes et sur une plus grande prise en charge de la sécurité du continent par les alliés européens.


Au-delà de cette réunion particulière, son format intervient dans un contexte de débats sur le partage des responsabilités au sein de l’OTAN et sur le rôle que les Européens doivent jouer dans leur propre défense.


La présence de la Pologne, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande, de la Suède et de la Norvège dans les précédentes réunions du groupe témoigne d’une volonté américaine de travailler avec un cercle plus restreint de partenaires européens sur les orientations futures de l’Alliance. 


Pour autant, la portée politique de cette configuration reste à établir. La France et le Royaume-Uni demeurent membres de l’OTAN et la non-participation à ce format particulier ne signifie pas leur exclusion de l’Alliance.


À ce stade, le fait établi est donc celui d’une réunion de travail américaine en format restreint, avec plusieurs membres de l’OTAN invités et d’autres, dont la France et le Royaume-Uni, absents de la liste annoncée. Les raisons précises de ces choix n’ont pas été officiellement détaillées.