Ouverture de la session parlementaire : la question sociale au centre des priorités
2026-03-03 10:21:00
À l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026, tenue ce lundi au Palais Léon-Mba, le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, a placé la question sociale au cœur des travaux de la 14ᵉ législature.
En présence du Vice-Président de la République, Alexandre Barro Chambrier, des membres du gouvernement et des partenaires institutionnels, il a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations : éducation, vie chère, emploi, accès à l’eau et à l’électricité, conditions de vie des étudiants.
Revenant sur la grève dans le secteur éducatif, le président de la première chambre du Parlement a indiqué que le Bureau a rencontré les 46 syndicats de l’Éducation nationale afin d’écouter leurs revendications et d’engager une réflexion commune. Il a précisé que cette initiative s’inscrit dans les missions constitutionnelles du Parlement : représenter le peuple, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques.
Parmi les autres priorités évoquées figurent le chômage persistant, les inégalités sociales, les difficultés d’accès aux soins, l’insécurité, la dégradation du réseau routier et les retards de paiement des bourses. Sur ce dernier point, Régis Onanga Ndiaye a plaidé pour un nouveau modèle de financement afin de réduire la dépendance au Trésor public, alertant sur la détresse d’étudiants gabonais à l’étranger confrontés à plusieurs mois d’arriérés.
Il a également dénoncé les coupures récurrentes d’eau et d’électricité qui affectent ménages et entreprises, appelant le Gouvernement à prendre des mesures fortes et durables pour résoudre ce problème structurel.
Concernant la régulation des réseaux sociaux, il s’est félicité de l’adoption d’un projet d’ordonnance encadrant leur usage, estimant que toute mesure restrictive doit être strictement fondée sur un socle juridique clair dans un État de droit.
Enfin, rappelant que le contrôle parlementaire constitue un signe de maturité démocratique et non un acte de défiance, le président de l’Assemblée nationale a exhorté les députés à faire preuve d’engagement, de professionnalisme et de sens du devoir tout au long de la session.