Parlons de nos provinces : dans l’Ogooué-Ivindo, Huguette Nyana Ekoume-Awori lance la course contre la montre avant la Fête de la Libération
2026-05-13 16:08:00
À quelques mois de la célébration du 30 août 2026, la province de l’Ogooué-Ivindo entre dans une phase décisive. Retenue pour accueillir la 3ᵉ édition de la Fête de la Libération, la province fait actuellement l’objet d’une vaste tournée d’inspection conduite par la présidente du Sénat, Huguette Nyana Ekoume-Awori. À travers cette mission d’une semaine, les autorités veulent s’assurer que les différents chantiers engagés dans les quatre départements avancent conformément aux délais fixés.
Une tournée au cœur des chantiers provinciaux
La mission a débuté dans le district de Mokeko, situé dans le département de la Lopé. Sur place, la présidente du Sénat a échangé avec les entreprises adjudicataires ainsi qu’avec les autorités administratives, civiles et militaires mobilisées autour des préparatifs. Cette première étape donne le ton d’une tournée qui se veut à la fois technique et politique : contrôler l’état réel des travaux, identifier les blocages éventuels et maintenir la pression sur les différents acteurs impliqués. Après Mokeko, la délégation a rejoint Booué, chef-lieu du département de la Lopé, avant de poursuivre son périple dans plusieurs localités stratégiques de la province.
Une province entière mobilisée
Le programme de la tournée couvre pratiquement l’ensemble de l’Ogooué-Ivindo : Ovan, dans le département de la Mvoung ; Mékambo, dans le département de la Zadié, ; les districts de Batouala, M’Vady et Makébé-Bakwaka, avant une clôture prévue à Makokou, capitale provinciale, le 15 mai prochain. Ce déploiement illustre l’ampleur de l’événement, qui dépasse le simple cadre festif pour devenir un véritable chantier d’aménagement territorial.
Le 30 août, vitrine politique et accélérateur d’infrastructures
Depuis son institution, la Fête de la Libération est devenue bien plus qu’une commémoration. Elle sert aussi de levier pour accélérer certains projets d’infrastructures dans les provinces hôtes : routes, bâtiments administratifs, espaces publics, équipements collectifs. Pour l’Ogooué-Ivindo, longtemps confrontée à des difficultés d’enclavement et à des insuffisances en infrastructures, cette échéance représente une opportunité majeure de modernisation et de visibilité nationale.
Mais cette dynamique pose aussi une question récurrente : les travaux engagés pour les grands événements auront-ils un impact durable sur le quotidien des populations, au-delà de la célébration elle-même ?
Entre ambition et exigence de résultats
La tournée de Huguette Nyana Ekoume-Awori traduit une volonté claire : éviter les retards et garantir des ouvrages de qualité.
Car dans ce type de préparation, deux risques reviennent souvent : des chantiers inachevés à l’approche de l’événement, ou des infrastructures livrées dans la précipitation, au détriment de leur durabilité. L’enjeu est donc double : respecter les délais sans sacrifier la qualité.
Une province observée de près
À travers cette préparation du 30 août 2026, c’est aussi l’image de l’Ogooué-Ivindo qui est en jeu. La province aura l’occasion de montrer son potentiel, son patrimoine naturel et sa capacité d’accueil. Mais cette exposition nationale crée également une forte attente chez les populations locales, qui espèrent que les investissements actuels laisseront des bénéfices concrets et durables. Car une fête, aussi symbolique soit-elle, ne prend véritablement son sens que lorsqu’elle améliore aussi la vie de ceux qui l’accueillent.