« Parlons de vous » : Daf Ossouala, le bâtisseur de structures au service d’une nouvelle génération d’entrepreneurs



2026-04-16 18:21:00

Dans le cadre de sa rubrique « Parlons de vous », dédiée aux figures qui repensent l’entrepreneuriat gabonais, BiBa 241 met en lumière cette semaine Daf Ossouala, entrepreneur autodidacte et initiateur du mouvement « Le Cercle des Riches Connaisseurs », une communauté engagée dans la transformation des mentalités économiques.



À 48 ans, cet acteur atypique porte une conviction forte :

« Si vous pouvez générer 1.000.000 F.CFA, alors vous pouvez faire 10.000.000. Et si vous pouvez faire 10.000.000, alors vous pouvez faire 100.000.000. ». Une philosophie de progression continue, qui résume son approche du business : dépasser les plafonds mentaux pour atteindre des résultats concrets.

Un autodidacte guidé par la création

Le parcours de Daf Ossouala ne suit aucun schéma classique. Autodidacte, il n’a pas eu accès à de longues études, mais très tôt, la vie l’amène à se construire seul. Passionné d’arts plastiques, il découvre ensuite l’informatique et l’infographie, un univers qui ouvre pour lui des perspectives infinies. « J’ai vu dans les outils numériques la possibilité de créer sans limites », confie-t-il.

De l’infographie à la production audiovisuelle, en passant par l’animation, la communication et le marketing, il multiplie les expériences et les terrains d’expression. Il participe à des projets d’envergure, allant de lancements d’entreprises (MTN Cameroun, Afrijet Kinshasa) à des émissions télévisées, spectacles et campagnes institutionnelles. Mais au fil du temps, une évidence s’impose : son véritable moteur n’est pas un métier, mais la création et la structuration.

Le Cercle : casser les mythes et structurer l’entrepreneuriat

C’est de cette réflexion qu’est né Le Cercle des Riches Connaisseurs, un mouvement fondé en 2020, avec une ambition claire : former des citoyens libres, prospères et capables de bâtir une économie forte. « J’ai identifié deux maux majeurs : le mythe autour de l’entrepreneuriat et le manque de partage d’expérience. À cela s’ajoute un marché limité qui freine la croissance des entreprises », explique-t-il.

Le Cercle se positionne alors comme un espace de transmission et d’action : une plateforme de formation (L’Académie du Cercle) ; des ateliers pratiques et rencontres business ; une conférence annuelle gratuite « Je suis ma réussite » ; des échanges réguliers avec des experts. L’objectif : sortir les entrepreneurs de l’isolement et les aider à passer à l’action.

Pragmatisme et vérité : une approche sans filtre

Ce qui distingue le Cercle, selon Daf Ossouala, repose sur deux piliers : 

- Le pragmatisme : « Nous ne faisons pas de théorie inutile. Nous donnons des méthodes applicables immédiatement. »

- Un ton franc et décomplexé : « Ici, pas de paraître. On parle vrai, on agit vite. »

Une approche directe, pensée pour produire des résultats concrets.

Les réalités du business : une école permanente

Pour Daf Ossouala, entreprendre n’est pas une destination, mais un processus continu :

« Une entreprise résout des problèmes pour ses clients et en crée d’autres en interne. C’est un cycle permanent. » S’il a toujours su générer des revenus grâce à sa créativité, il reconnaît que la gestion financière a été un apprentissage clé : « Chaque palier de revenus nécessite des compétences spécifiques. ». Son mantra aujourd’hui : « Je gagne mon argent, je protège mon argent, je multiplie mon argent. »

Une vision ambitieuse pour l’entrepreneuriat gabonais

Optimiste, il observe une mutation profonde : « L’entrepreneuriat n’est plus un effet de mode. C’est devenu une nécessité. ». Selon lui, le Gabon est en train de passer d’une logique de survie économique à une dynamique de croissance structurée. « Faire un milliard de chiffre d’affaires ne sera bientôt plus un rêve inaccessible », affirme-t-il.

Un message clair à la jeunesse

Daf Ossouala ne donne pas de conseils classiques. Il préfère une vérité simple : « Se lancer est une envie. Survivre devient une obligation. Mais évoluer est une science. » Et surtout : « On ne fait pas grandir une entreprise avec de l’émotion, mais avec de l’information. »

Son appel est direct : passer à l’action. S’entourer, apprendre, expérimenter, échouer puis recommencer. La bienveillance comme force silencieuse. Malgré son discours direct, l’homme se définit par un mot inattendu : bienveillance. « Ce sont les petits gestes, les paroles positives, qui peuvent transformer une vie », affirme-t-il.

À travers son parcours, Daf Ossouala incarne une figure rare : celle du structurateur. Ni dans la posture, ni dans le discours creux, mais dans l’action, la transmission et la construction. Son message est limpide : dans un environnement parfois limité, la vraie richesse ne réside pas seulement dans les idées, mais dans la capacité à les transformer en systèmes durables.