Présidence gabonaise : une hausse de 8 milliards FCFA de la masse salariale prévue en 2026



2025-12-09 11:19:00

Le projet de loi de finances 2026 révèle une augmentation significative de la masse salariale de la Présidence de la République, évaluée à près de 8 milliards de FCFA.



Une évolution qui suscite interrogations et débats, dans un contexte où l’État appelle à la rigueur budgétaire et où la pression fiscale sur les ménages s’intensifie. 

La Présidence de la République du Gabon verra sa masse salariale augmenter de 8 milliards de FCFA en 2026, selon les projections inscrites dans le projet de loi de finances. Cette évolution budgétaire, jugée notable, intervient alors que le pays est engagé dans une dynamique de rationalisation des dépenses publiques et de redressement des équilibres financiers.

D’après les premières données présentées, cette hausse serait liée à plusieurs facteurs : réévaluation de certains traitements, intégration de nouveaux personnels, mais également renforcement de certaines directions et services rattachés à la Présidence. Toutefois, les détails précis des nouveaux postes, ainsi que les critères ayant guidé ces ajustements, n’ont pas encore été rendus publics, alimentant interrogations et commentaires critiques.

Dans un contexte marqué par les débats autour de la taxe forfaitaire habitation (TFH) et d’autres mesures fiscales jugées lourdes pour les ménages, cette augmentation soulève des questions de cohérence budgétaire. Plusieurs analystes estiment que l’État doit davantage expliquer ses choix pour éviter un décalage entre les efforts demandés à la population et les dépenses consenties au sommet de l’administration publique.

Du côté des citoyens comme des organisations de la société civile, la demande est claire : plus de transparence et un meilleur alignement entre les priorités sociales et les allocations budgétaires. Certains rappellent que les secteurs clés éducation, santé, infrastructures locales  souffrent encore de sous-financement chronique, ce qui alimente un sentiment d’injustice.

Le gouvernement, de son côté, défend une stratégie visant à moderniser l’administration, renforcer l’efficacité institutionnelle et optimiser la gouvernance. Reste à savoir si cette hausse salariale à la Présidence sera perçue comme un investissement stratégique ou comme un signal contradictoire, à un moment où l’équilibre entre rigueur et équité budgétaire est au cœur des attentes nationales.