Sédentarité, alcool, tabac, surpoids : Des facteurs de risque du cancer du sein



2026-10-06 11:58:00

Le cancer du sein ne dépend pas d’un seul facteur. L’âge, les antécédents familiaux, certains facteurs hormonaux et génétiques peuvent intervenir dans son apparition. Mais certains comportements et habitudes de vie peuvent également augmenter le risque. Parmi eux : la sédentarité, la consommation d’alcool et de tabac, ainsi que le surpoids.



Rester longtemps assis et pratiquer peu ou pas d’activité physique est associé à un risque accru de plusieurs cancers, dont celui du sein. À l’inverse, une activité physique régulière contribue à réduire ce risque.

Marcher, pratiquer un sport, faire du vélo, danser ou simplement intégrer davantage de mouvement dans son quotidien sont autant de moyens de lutter contre la sédentarité. L’objectif n’est pas nécessairement de pratiquer une activité sportive intense, mais d’éviter autant que possible l’inactivité prolongée et de bouger régulièrement.

La consommation d’alcool est un facteur de risque établi du cancer du sein. Même à faible dose, elle peut augmenter le risque, et celui-ci augmente avec la quantité consommée. L’alcool peut notamment modifier les niveaux de certaines hormones et favoriser des mécanismes biologiques susceptibles de participer au développement de cellules cancéreuses.

Réduire sa consommation constitue donc un moyen de diminuer son exposition à ce facteur de risque.

Un risque parmi d’autres, le tabac.

Le tabagisme est associé à plusieurs cancers et peut également contribuer au risque de cancer du sein, notamment lorsque l’exposition commence tôt ou se prolonge dans le temps.

Le tabagisme passif constitue également une source d’exposition à des substances toxiques.

Arrêter de fumer présente donc des bénéfices importants pour la santé globale et contribue à réduire les risques liés au tabac.

Le surpoids et l’obésité sont également associés à une augmentation du risque de cancer du sein, notamment après la ménopause.

Le tissu adipeux joue un rôle dans la production et la régulation de certaines hormones, dont les œstrogènes. Une quantité importante de tissu adipeux peut ainsi modifier l’environnement hormonal de l’organisme et favoriser certains cancers du sein.

Maintenir un poids adapté grâce à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière constitue donc un élément important de prévention.

Mais prévenir ne signifie pas garantir l’absence de cancer.

Adopter de bonnes habitudes de vie peut contribuer à réduire le risque, mais aucun comportement ne permet d’éliminer totalement le risque de cancer du sein.

Une femme qui ne boit pas, ne fume pas, pratique une activité physique et maintient un poids stable peut malgré tout développer un cancer du sein. À l’inverse, la présence d’un ou plusieurs facteurs de risque ne signifie pas qu’une personne développera nécessairement la maladie.

La prévention repose donc sur une approche globale : connaître ses facteurs de risque, adopter des habitudes favorables à la santé, rester attentive aux changements inhabituels au niveau des seins et consulter un professionnel de santé en cas de signe suspect.

Et avant 40 ans ?

Le cancer du sein peut également toucher des femmes jeunes. Avoir moins de 40 ans ne signifie pas être totalement à l’abri.

Chez une jeune femme, toute modification inhabituelle ou persistante du sein masse, changement de forme ou de peau, modification du mamelon ou écoulement inhabituel  mérite une consultation médicale.

Octobre Rose ne doit donc pas seulement rappeler l’importance du dépistage. C’est aussi l’occasion de parler de prévention, de facteurs de risque et d’adopter, à tout âge, des habitudes favorables à la santé.

S’informer, prévenir, consulter : la santé du sein concerne toutes les femmes.