Sucreries du Gabon : Plus de 7,43 milliards de FCFA générés en neuf mois
2026-10-06 16:52:00
Entre janvier et septembre 2026, les ventes de sucre des Sucreries du Gabon auraient généré plus de 7,43 milliards de FCFA, selon le Syndicat des Travailleurs de Sucaf (Sytrasuc). Un niveau d’activité qui donne du poids aux revendications des salariés, mais qui ne suffit pas, à lui seul, à mesurer la santé financière réelle de l’entreprise.
Sur les neuf premiers mois de 2026, les Sucreries du Gabon affichent ainsi un volume de ventes qui dépasse les 7,43 milliards de FCFA, d’après les données avancées par le Sytrasuc. Rapporté à la période, ce montant représente une moyenne d’environ 826 millions de FCFA par mois, confirmant le poids économique de cette unité agro-industrielle dans la filière sucrière nationale.
Mais ce chiffre d’affaires mérite d’être regardé avec prudence. Les 7,43 milliards de FCFA correspondent aux ventes réalisées sur la période et non aux bénéfices de l’entreprise. En l’absence de données publiques sur les charges d’exploitation, les investissements, les dettes ou encore le résultat net, il reste difficile d’évaluer la rentabilité réelle des Sucreries du Gabon. De même, aucune comparaison avec les neuf premiers mois de 2025 ne permet, à ce stade, de mesurer précisément l’évolution de l’activité.
C’est pourtant sur cette capacité commerciale que le syndicat fonde une partie de ses revendications. Sécurité au travail, équipements de protection, accès à l’économat ou encore amélioration des conditions de vie au foyer des travailleurs : pour le Sytrasuc, les niveaux de recettes avancés démontrent que l’entreprise dispose de marges pour répondre aux attentes sociales de ses employés. Derrière les chiffres se dessine donc une question plus large : quelle part de la performance économique doit revenir aux travailleurs qui contribuent directement à la production ?
Alors que le conflit social place les Sucreries du Gabon sous les projecteurs, l’enjeu est désormais celui de la transparence. Une publication détaillée des comptes permettrait de distinguer le chiffre d’affaires de la véritable performance financière et de mieux apprécier les capacités de l’entreprise à investir, à rémunérer ses salariés et à améliorer leurs conditions de travail. Dans un secteur aussi stratégique que celui du sucre, ces données sont essentielles pour dépasser les rapports de force et alimenter un débat public fondé sur des éléments vérifiables.