1 an de magistère : Oligui Nguema installe une économie entre souveraineté, rigueur et inclusion
2026-05-03 08:42:00
Un an après son élection, le chef de l’État imprime une ligne économique structurée autour de la maîtrise des ressources, de la discipline budgétaire et de l’intégration des Gabonais dans la production nationale.
Un an après son accession à la magistrature suprême, Brice Clotaire Oligui Nguema déploie une stratégie économique articulée autour de la souveraineté industrielle et du contrôle accru des ressources naturelles. Dans le sillage du Plan national de croissance et de développement, les autorités ont engagé des actions fortes visant à réduire la dépendance aux acteurs étrangers. Le rachat d’actifs stratégiques, notamment auprès de Assala Energy et Tullow Oil, ainsi que la mise en production de nouveaux champs pétroliers, traduisent cette volonté de réappropriation. Dans le même esprit, la perspective d’interdire l’exportation de manganèse brut d’ici 2029 marque une inflexion vers une industrialisation fondée sur la transformation locale.
Sur le plan macroéconomique, l’exécutif s’est engagé dans une politique de discipline budgétaire afin de restaurer les équilibres financiers. Avec un budget de l’État dépassant les 6 000 milliards de FCFA, la priorité est donnée à la soutenabilité des finances publiques, dans un contexte marqué par le poids du service de la dette. Le renforcement des relations avec des partenaires comme le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement vise à consolider la crédibilité du pays sur la scène financière internationale. Cette approche, prudente mais structurante, cherche à concilier stabilité économique et capacité d’investissement.
Parallèlement, les autorités entendent inscrire cette dynamique dans une logique inclusive, en plaçant le citoyen au cœur de la transformation économique. L’accent est mis sur la promotion de l’entrepreneuriat, la valorisation des compétences locales et la création d’activités génératrices de revenus. L’État se positionne ainsi comme un facilitateur, chargé de créer un environnement propice à l’initiative privée et à l’émergence d’un tissu économique plus diversifié. Cette orientation se traduit également par des politiques favorisant l’emploi, la mobilité urbaine et l’autonomisation économique, notamment à travers l’encadrement de certaines activités informelles.
Enfin, la diversification de l’économie apparaît comme un impératif stratégique pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Les efforts engagés dans le développement de la production locale, en particulier dans le secteur avicole, ainsi que les investissements dans les infrastructures routières et numériques, témoignent de cette ambition de modernisation. À l’issue de cette première année, le cap est clairement fixé : bâtir une économie plus souveraine, plus rigoureuse et plus inclusive. Reste désormais à transformer ces orientations en résultats durables, dans un environnement international encore contraint, où la capacité à maintenir l’équilibre entre réformes structurelles et croissance effective sera déterminante pour l’avenir économique du Gabon.