Pilier du financement du développement dans l’espace CEMAC, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) fait face à un paradoxe financier préoccupant. Alors qu’elle a soutenu plus de 280 projets pour plusieurs milliers de milliards de francs CFA, près de 192,5 milliards de FCFA d’engagements liés à son capital restent encore non honorés.
La Banque de Développement des États de
l’Afrique Centrale traverse une situation financière qui interroge la
gouvernance économique régionale. Selon plusieurs analyses récentes, la dette
liée à la libération du capital de la banque atteindrait environ 192,5
milliards de francs CFA. Un montant significatif qui représente des
engagements financiers non honorés par certains acteurs censés pourtant
soutenir l’institution.
Depuis sa création, la BDEAC s’est imposée comme l’un des principaux
instruments de financement du développement dans l’espace CEMAC. L’institution
a déjà contribué au financement de plus de 280 projets dans des secteurs
stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture ou encore
l’industrialisation.
Dans une région confrontée à des besoins massifs en infrastructures et en
diversification économique, les investissements nécessaires se chiffrent en plusieurs
milliers de milliards de francs CFA. La BDEAC est donc appelée à jouer un
rôle central pour soutenir les politiques publiques et accompagner la
transformation économique des États membres.
Le paradoxe réside dans le fait que certains des acteurs qui sollicitent les
financements de la banque figurent également parmi ceux qui tardent à honorer
leurs engagements financiers envers l’institution. Cette situation limite la
capacité de la BDEAC à mobiliser davantage de ressources et à financer de
nouveaux projets structurants.
Au-delà du seul cas de la BDEAC, ces 192,5 milliards de FCFA de capital non
libéré posent la question de la discipline financière dans la région. Pour
les investisseurs et les partenaires internationaux, la solidité des
institutions financières régionales repose d’abord sur le respect des
engagements par leurs propres actionnaires.
Auteur
Rédaction de Biba 241
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