Economie Vie chère : l’État reprend en main la distribution des produits de première nécessité.
2026-07-23 11:50:00
Face à la flambée des prix, l’État reprend la main. Plafonds d’achat, contrôle renforcé des importations et méga marché populaire : le plan du gouvernement pour couper l’herbe sous le pied des spéculateurs se précise.
Fini le laisser-faire. Reprenant les orientations fixées par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès le 15 juin dernier, le gouvernement passe à l’action pour endiguer la vie chère qui pèse sur les ménages gabonais.
Le mercredi 22 juillet 2026, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a échangé avec le directeur général de la Centrale d’achat, Théophile Boutamba, sur l’état d’avancement des réformes destinées à réorganiser en profondeur le circuit d’approvisionnement du pays.
Le constat qui motive cette offensive est connu de tous. Des opérateurs économiques accumulent des stocks entiers de produits essentiels, puis les écoulent au compte-gouttes, à des tarifs qui pèsent lourd sur le budget des familles. Une spéculation que l’Exécutif entend désormais neutraliser à la racine.
La riposte s’articule autour d’un changement de méthode. La Centrale d’achat ne se contentera plus de superviser, elle veut commander, importer et distribuer elle-même les produits sur le marché, en coordination avec les Douanes et les ministères techniques. Théophile Boutamba assure que les travaux préparatoires touchent déjà à leur fin.
Deuxième pilier de la stratégie : des quotas stricts. Deux sacs de riz de 25 kilogrammes, cinq bouteilles d’huile d’un litre, pas plus par foyer. Une limite pensée pour empêcher les revendeurs d’accaparer les stocks et alimenter le marché parallèle, au détriment des consommateurs ordinaires.
Sur le terrain, l’action se concrétisera bientôt par un méga marché dans la zone des PK à Libreville, prévu avant la fin du mois. Un espace où les prix seront encadrés, loin des marges pratiquées par certains intermédiaires.
Mais l’ambition affichée devra désormais se confronter à la réalité : maintenir un approvisionnement constant, faire respecter les quotas et sanctionner les contrevenants. C’est là que se jouera, dans les semaines à venir, la crédibilité de cette nouvelle stratégie.