Gabon : la HAC assignée pour « voie de fait »



2026-03-10 15:48:00

Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) a engagé une procédure judiciaire contre la Haute Autorité de la Communication (HAC) après la suspension des réseaux sociaux sur le territoire national. L’audience est prévue le 11 mars 2026 devant le Tribunal de première instance de Libreville.



La décision de suspendre les réseaux sociaux au Gabon continue de susciter des réactions sur la scène politique et juridique. Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG), dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre la Haute Autorité de la Communication (HAC), l’accusant d’avoir pris une décision non conforme à la loi.

Dans un communiqué publié le 9 mars 2026, la formation politique indique avoir saisi la justice afin de contester la légalité de cette mesure qui a conduit à la suspension de plusieurs plateformes numériques sur l’ensemble du territoire. Selon le parti, cette décision constituerait une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’expression et à l’accès à l’information.

Saisi dans cette affaire, le président du Tribunal de première instance de Libreville a rendu une ordonnance autorisant EPG à assigner la HAC pour « voie de fait ». Cette procédure vise à permettre à la justice d’examiner la légalité des actes posés par l’organe chargé de la régulation de la communication dans le pays.

L’assignation aurait été officiellement délivrée à la Haute Autorité de la Communication le 9 mars 2026. L’audience est fixée au 11 mars à 14 heures, moment où le tribunal devra entendre les arguments des différentes parties et apprécier le bien-fondé des accusations portées contre l’institution.

Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la régulation de l’espace médiatique et numérique au Gabon, où la question de l’équilibre entre régulation et respect des libertés publiques demeure au cœur du débat.