Gabon : vers une bio-industrie forestière grâce à l’okoumé et sa résine



2026-02-10 10:25:00

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la transformation locale de ses ressources forestières. Ce lundi 9 février 2026, le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Ollogo, a conduit une séance de travail avec l’équipe de la société BIOKOUME, dédiée à la recherche appliquée sur l’okoumé, essence emblématique du patrimoine forestier gabonais.



L’objectif : valoriser scientifiquement et économiquement cet arbre et sa résine, au-delà de son usage traditionnel comme bois d’exportation. Après deux années de recherches, les scientifiques confirment le fort potentiel de plusieurs extraits, utilisables dans les secteurs cosmétique et santé, avec un premier actif prêt à la commercialisation.

Cette avancée s’inscrit dans une stratégie plus large de création d’une bio-industrie forestière au Gabon. La phase II du projet portera sur la croissance de la filière, la protection de la ressource génétique, la traçabilité et la durabilité. Le ministre souligne également l’importance sociale de l’initiative : la filière doit générer des emplois locaux, notamment pour les femmes et les jeunes impliqués dans la collecte de la résine.

En s’appuyant sur la transformation locale et la chimie verte, l’État ambitionne de positionner l’okoumé non seulement comme bois à valeur commerciale, mais comme matière première de haute valeur pour les industries cosmétique, pharmaceutique et nutraceutique. Cette démarche complète la politique nationale de transformation locale initiée depuis l’interdiction d’exportation des grumes en 2010 et consolide le Gabon sur la voie d’une véritable bio-économie forestière durable.