Guinée : Le Président Mamadi Doumbouya radie 173 militaires pour désertion
2026-08-26 09:59:00
Une nouvelle mesure disciplinaire d’ampleur vient de frapper les Forces armées guinéennes. Le général Mamadi Doumbouya a ordonné la radiation de 173 militaires pour désertion, selon un décret rendu public lundi 24 août 2026 à la télévision nationale. Une décision qui intervient dans un contexte où le pouvoir guinéen entend renforcer la discipline et le respect de la hiérarchie au sein de l’armée.
Annoncée par le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence de la République, la mesure s’appuie notamment sur les articles 24 et 25 du Statut général des militaires, qui encadrent les sanctions liées à la désertion. Les militaires concernés sont désormais retirés des effectifs des Forces armées guinéennes, une sanction qui touche plusieurs unités et structures de l’appareil militaire.
Parmi les noms figurant sur la liste se trouve celui du commandant Michel Lamah, ancien membre du Groupement des forces spéciales (GFS). Son nom reste associé au coup d’État du 5 septembre 2021, qui avait renversé le président Alpha Condé et porté au pouvoir le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), dirigé par Mamadi Doumbouya. Il avait notamment été présenté comme l’un des militaires impliqués dans l’arrestation et le transfert de l’ancien chef de l’État.
La liste comprend également des militaires issus de plusieurs composantes de l’armée, notamment le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), des bataillons d’infanterie et des compagnies territoriales. Parmi eux figurent le capitaine Bakary Keïta, affecté au bataillon d’infanterie de Siguiri, le capitaine Abdoul Karim Sissoko, de la compagnie d’infanterie de Ouendé Kènèma, le lieutenant Alseny Sylla, de la compagnie d’infanterie de Lola, ainsi que le sous-lieutenant Abdoulaye Aminata Camara, du BATA.
Avec cette radiation collective, les autorités guinéennes affichent une nouvelle fois leur volonté de faire de la discipline militaire une priorité. Cinq ans après le coup d’État de 2021, la décision marque une opération disciplinaire significative au sein des forces armées et rappelle que l’appartenance à l’institution militaire demeure soumise au respect strict des obligations statutaires et de la hiérarchie.