JGNA demande une mission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement de l’appareil de l’état après l’AVC d’Ali Bongo



2026-03-12 12:03:00

Le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a adressé au président de l’Assemblée nationale une demande pour la mise en place d’une mission d’enquête parlementaire. Objectif : examiner le fonctionnement des institutions gabonaises après l’AVC du président Ali Bongo Ondimba et tirer les leçons des crises institutionnelles de 2018, 2023 et de la période actuelle.



Le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a officiellement saisi le président de l’Assemblée nationale pour solliciter la création d’une mission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement de l’appareil d’État et des institutions gabonaises après l’AVC du président Ali Bongo Ondimba. Cette demande, qui devrait faire l’objet d’un entretien officiel, permettra de savoir si la commission sera effectivement initiée.

Selon le député, il agit en sa qualité de parlementaire pour « examiner en profondeur les difficultés que traversent notre pays », qui, selon lui, sont en partie liées au fait que certaines crises passées, notamment celles de 2018 et 2023, n’ont jamais été traitées dans leur intégralité.

Une commission d’enquête parlementaire est un organe constitué par l’Assemblée nationale pour analyser un sujet précis, contrôler l’action de l’État et formuler des recommandations. Contrairement à un procès judiciaire, elle ne juge pas des individus mais étudie le fonctionnement des institutions à travers des auditions de responsables, l’examen de documents officiels et des analyses détaillées des procédures administratives et financières.

Dans le cas présent, l’objectif de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi est de comprendre comment certaines décisions ont été prises en l’absence du président et comment des dysfonctionnements ont pu survenir, en particulier dans la gestion des finances et des prérogatives administratives. Cette démarche vise également à établir une mémoire institutionnelle, afin de renforcer les mécanismes de contrôle et éviter que de telles lacunes se reproduisent.

Pour le député, cette initiative s’inscrit dans une logique de responsabilité politique et de transparence. « Nous ne pouvons construire une nation solide que sur la vérité et la mémoire partagée », a-t-il indiqué, soulignant le rôle historique que doit jouer la 14ᵉ législature pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions gabonaises.