Lutte anticorruption : le Gabon met en avant ses réformes devant l’ONUDC à Vienne
2026-05-19 10:12:00
Réuni à Vienne dans le cadre du mécanisme d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption, le Gabon a présenté les progrès réalisés et plaidé pour un accompagnement renforcé des pays en développement.
Le Gabon prend part activement aux efforts internationaux de lutte contre la corruption. Depuis le 18 mai, une délégation gabonaise participe à Vienne, en Autriche, à la 17e session du groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Durant cette rencontre, qui se tient jusqu’au 22 mai, les États parties passent en revue leurs dispositifs de prévention, leurs mécanismes de coopération ainsi que les réponses institutionnelles mises en place pour faire face à la corruption. L’objectif est d’évaluer les progrès réalisés tout en identifiant les axes d’amélioration.
Conduite par Séraphin Ondoumba, commissaire membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), la délégation gabonaise a mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de ce processus. Selon lui, le mécanisme d’examen a contribué à renforcer la gouvernance institutionnelle du pays, notamment à travers une meilleure coordination entre administrations et une adaptation progressive du cadre juridique aux standards internationaux.
Le Gabon reconnaît toutefois certaines insuffisances dans l’application de la Convention. Celles-ci ont permis d’orienter des réformes visant à améliorer la transparence dans la gestion publique et à consolider les dispositifs de prévention. Libreville met également en avant une approche basée sur la coopération entre États, privilégiant l’accompagnement plutôt que la sanction.
Dans cette dynamique, la CNLCEI plaide pour un suivi plus efficace des recommandations issues des évaluations, ainsi que pour un appui technique renforcé, en particulier en faveur des pays en développement. Les autorités gabonaises appellent également à intensifier le partage des bonnes pratiques, notamment entre les institutions africaines, afin de rendre la lutte anticorruption plus efficace et durable.
La participation du Gabon à cette session témoigne de sa volonté de s’inscrire dans une dynamique internationale de transparence et de bonne gouvernance, dans un contexte où la lutte contre la corruption demeure un enjeu central pour le développement économique et institutionnel.