Marchés publics : 255 milliards FCFA à la portée des PME gabonaises



2025-12-18 11:05:00

À Libreville, la Banque mondiale et le gouvernement gabonais ont lancé une initiative stratégique visant à lever les obstacles qui freinent l’accès des petites et moyennes entreprises nationales aux marchés publics.



En jeu : une enveloppe de 255 milliards de francs CFA destinée aux projets d’infrastructures et de services, que les autorités souhaitent voir profiter davantage au tissu économique local. 

C’est une opportunité économique majeure que le Gabon entend désormais saisir pleinement. Réunis hier à Libreville, les représentants de la Banque mondiale et du gouvernement gabonais ont donné le coup d’envoi d’un atelier stratégique dédié à l’amélioration de l’accès des PME nationales aux marchés publics, évalués à 255 milliards de francs CFA.

Longtemps dominée par de grandes entreprises, souvent étrangères, la commande publique reste un levier encore sous-exploité par les opérateurs économiques locaux. Faible structuration, méconnaissance des procédures, exigences financières élevées ou encore déficit d’accompagnement : les barrières à l’entrée sont nombreuses et pénalisent les PME gabonaises.

L’atelier organisé vise précisément à corriger ces déséquilibres. Il s’agit d’outiller les entrepreneurs nationaux, de renforcer leurs capacités techniques et administratives, et de leur permettre de mieux répondre aux appels d’offres, notamment dans les secteurs des infrastructures, des services publics et des projets financés par les partenaires au développement.

Pour la Banque mondiale, cette démarche s’inscrit dans une vision de développement inclusif. L’intégration des PME locales dans les projets financés sur fonds publics est perçue comme un facteur clé de création d’emplois, de transfert de compétences et de consolidation du secteur privé national. Du côté des autorités gabonaises, l’enjeu est clairement assumé : faire de la commande publique un outil de souveraineté économique.

Au-delà de la formation, les échanges ont également porté sur la nécessité d’adapter le cadre réglementaire, de simplifier certaines procédures et de favoriser le regroupement des PME afin de leur permettre d’accéder à des marchés de plus grande envergure.

Si les ambitions affichées se concrétisent, ces 255 milliards de francs CFA pourraient devenir un véritable moteur de croissance endogène. Une dynamique nouvelle qui, à terme, contribuerait à renforcer le tissu entrepreneurial local et à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des entreprises étrangères dans l’exécution des projets publics.