Pétrole du Gabon : ces majors derrière la production
2026-04-29 14:33:00
Le pétrole est le pilier de l’économie gabonaise, représentant selon les chiffres officiels, environ 70% des exportations et 45% du PIB en 2023. En 2026, la production avoisine 210 000 à 215 000 barils par jour. A ce jour, plusieurs compagnies pétrolières sont au cœur de la production. Perenco est leader de la production (avec 100 barils par jour), opérant depuis 1992. Cette entreprise franco-britannique opère 29 permis offshore et onshore.
Elle est suivie par Vaalco Energy, qui
intensifie son activité sur le champs d’Etame. Le 21 avril 2026, cette
entreprise américaine a annoncé des résultats opérationnels dépassant les
attentes initiales sur son segment offshore.
Le
puits Etame 14H, situé dans une zone stratégique, a révélé un potentiel
géologique unique. Selon les relevés techniques communiqués par l’entreprise,
le forage a traversé 325 mètres de zone productive nette au sein des sables
Gamba. Ces réservoirs affichent des
caractéristiques pétrophysiques bien supérieures aux modélisations préalables.
Le débit
initial a été mesuré à environ 4 850 barils de pétrole brut par jour, ce qui
représente un apport net de 2 850 barils pour Vaalco Energy. « Nous sommes à un tournant
décisif. Notre campagne de forage continue de donner des résultats positifs et
nous sommes convaincus que la suite sera tout aussi fructueuse. L’année 2026
sera très profitable » a
déclaré George Maxwell, directeur général de Vaalco.
Un autre acteur non négligeable dans la production pétrolière
au Gabon est Panoro Energy. Sa présence s’articule
autour du permis phare de Dussafu Marin, où le succès continu de l’exploration
et des activités de développement s’est traduit par une croissance soutenue de
la production et des réserves depuis le début de la production en 2018. La
découverte de Bourdon en 2025 illustre davantage le potentiel de croissance
prometteur de Dussafu, tandis que l’expansion vers les blocs de Niosi et de
Guduma consolide l’empreinte stratégique de Panoro dans une zone d’exploration
prolifique au large du sud du Gabon.
Pour
maximiser le potentiel de son permis offshore stratégique Dussafu Marin, le
consortium a annoncé le forage de quatre puits de production au cours de
cette année. «Plus tard cette année, nous prendrons une
décision sur le plan de développement et la décision finale d’investissement
pour la découverte passionnante de Bourdon, également à Dousafu » a déclaré Julien Balkany,
président exécutif de la compagnie.
Assala Energy est aussi classé comme opérateur majeur dans le
secteur pétrolier gabonais. Cette entreprise a été rachetée par
l’État gabonais via la Gabon Oil Company (GOC) a franchi le cap des 57 000
barils par jour en 2025. Elle prépare l’entrée en production du champ Grand N’
Gongui pour relever sa production de 22%.
Au
pays de Brice Clotaire Oligui Nguema , TotalEnergies EP Gabon malgré la baisse de ses performances, demeure
un acteur majeur de l’amont pétrolier national.
Au 2e trimestre
2025 selon ABC Bourse, le groupe a affiché un résultat net nul, après un
bénéfice de 22 millions de dollars au trimestre précédent. Le chiffre
d’affaires recule de 15%, autour de 100 millions de dollars, pénalisé par des
arrêts techniques planifiés et un prix moyen du pétrole moins favorable. Cette
contre-performance souligne la dépendance de l’activité aux volumes produits et
aux conditions de marché, dans un contexte de normalisation des taux réduisant
également la rémunération de la trésorerie.
Le
groupe Maurel & Prom, un autre acteur de la production pétrolière au Gabon,
affiche des performances solides au premier trimestre 2026. La production
sur le permis d’Ezanga, dont elle détient 80 %, a atteint 14 456 barils par
jour. L’entreprise prévoit d’y investir
près de 85 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année.
L’offshore profond comme relais de croissance
Le Gabon
prévoit aussi de finaliser des accords
pétroliers avec les multinationales BP
et ExxonMobil dans un délai de trois à six mois. L’annonce a été faite par le
ministre du Pétrole, Clotaire Kondja, lors du forum « Invest in Africa
Energy ».
Cette échéance va marquer l’aboutissement d’une séquence
entamée en 2025, avec la signature des protocoles d’accord non contraignants
pour l’exploration de blocs au large de la côte atlantique gabonaise. Ces
discussions surviennent dans un contexte où les majors cherchent à reconstituer
leurs réserves, en ciblant notamment les bassins encore peu explorés du Golfe
de Guinée. La stratégie du Gabon
repose désormais sur un recentrage vers l’offshore profond et
ultra-profond, identifié comme principal relais de croissance du secteur.