PowerHub : la Fondation Sename lance une infrastructure numérique panafricaine pour connecter les talents féminins aux opportunités
2026-05-22 13:41:00
La Fondation Sename franchit une nouvelle étape dans sa mission de structuration des talents africains avec le lancement officiel de PowerHub, son bras numérique et éditorial déployé simultanément à Abidjan, Antananarivo, Cotonou, Libreville et Paris.
Pensé comme une
infrastructure humaine et digitale au service de la génération 2050, PowerHub
ambitionne de connecter les talents féminins africains aux opportunités
capables de transformer durablement leurs trajectoires professionnelles,
économiques et sociales.
Une réponse à un défi structurel en Afrique francophone
Le constat posé
par la Fondation Sename est clair : le talent existe massivement en Afrique
francophone, mais l’accès aux opportunités demeure profondément inégal. Alors
qu’une nouvelle génération de femmes africaines se distingue par son niveau de
formation, sa connectivité et son ambition, les réseaux d’influence, les
mécanismes de sélection et les cercles décisionnels restent encore
difficilement accessibles à une majorité d’entre elles.
Dans ce
contexte, PowerHub se présente comme une réponse stratégique à un enjeu
démographique et économique majeur. D’ici 2050, 85 % des francophones vivront
en Afrique et un travailleur sur trois dans le monde sera africain. Pour la
Fondation Sename, la question centrale n’est donc plus celle du potentiel, mais
celle de sa structuration.
Une infrastructure transnationale pensée pour 29 pays
Contrairement à
une initiative limitée à un territoire national, PowerHub adopte une approche
panafricaine francophone. La plateforme vise les 29 pays d’Afrique francophone,
du Maroc à Madagascar, du Sénégal à Djibouti, avec l’ambition de réduire les
fractures d’accès entre zones urbaines et rurales, entre capitales et villes
secondaires, mais également entre profils visibles et invisibles.
L’objectif
affiché est ambitieux : créer une infrastructure capable de connecter les
talents, les réseaux et les opportunités à l’échelle continentale, dès sa phase
de lancement.
Un modèle hybride entre média, communauté et accélérateur de trajectoires
PowerHub ne se
définit ni comme une plateforme de formation classique, ni comme un simple
média motivationnel. Le projet repose sur cinq piliers éditoriaux : le
décryptage de trajectoires réelles ; l’analyse des systèmes de pouvoir ; les
outils de positionnement stratégique ; le leadership et le mindset ; l’ancrage
dans les traditions intellectuelles et politiques africaines.
L’ambition est
de permettre à des talents souvent isolés de devenir des profils structurés,
visibles et connectés aux bons interlocuteurs au bon moment. À travers ses
contenus, ses appels à candidatures et ses mécanismes de mise en relation,
PowerHub veut rendre accessibles des opportunités encore peu connues d’une
grande partie de la jeunesse féminine africaine : bourses internationales,
programmes d’accélération, réseaux professionnels, financements ou encore
espaces de décision.
Une initiative portée par l’expérience de terrain
Le projet est
porté par Roselyne Chambrier, dont le parcours a fortement influencé la
conception de la plateforme. Première femme à construire un port minéralier en
Afrique, elle explique avoir mesuré, au fil de son expérience, l’importance des
réseaux, des codes et de la compréhension des systèmes décisionnels. Selon
elle, PowerHub est né de la volonté de transformer un accès individuel aux
sphères d’influence en opportunité collective pour les générations futures.
« Nous
n’avançons jamais seules. Et le PowerHub est construit pour que cette force
collective devienne un levier concret de trajectoire », affirme-t-elle.
La dirigeante
insiste également sur la nécessité de concilier ambition internationale et
ancrage culturel africain, considérant que les trajectoires durables se
construisent aussi à partir d’une appropriation assumée de l’héritage
intellectuel et historique du continent.
Une accessibilité pensée pour les réalités africaines
L’un des axes
majeurs du projet réside dans son accessibilité technologique. PowerHub adopte
une approche “mobile-first”, adaptée aux usages numériques des jeunes
générations africaines. Les contenus seront proposés sous formats courts,
progressivement déclinés en audio et traduits grâce à l’intelligence
artificielle dans plusieurs dialectes courants des pays ciblés.
Pour la
Fondation Sename, la langue, le format ou la localisation géographique ne
doivent plus constituer des barrières à l’accès aux opportunités. Cette
stratégie s’appuie sur le phénomène de “leapfrog” technologique observé en
Afrique, où la connectivité mobile permet de contourner certaines insuffisances
d’infrastructures traditionnelles pour accéder directement aux ressources
numériques.
Révéler les talents invisibles
Au-delà de la
diffusion de contenus, PowerHub entend fonctionner comme un mécanisme actif de
détection et de propulsion des talents féminins. La plateforme prévoit
notamment des appels à candidatures ciblés destinés à identifier des profils
souvent absents des circuits institutionnels classiques : agricultrices,
ingénieures, chercheuses, créatrices ou entrepreneures vivant parfois loin des
grands centres urbains. L’ambition est assumée : faire émerger des trajectoires
qui, sans ce type d’outil, seraient restées invisibles.
Une ambition continentale à long terme
PowerHub cible
un vivier estimé entre 70 et 80 millions de femmes âgées de 18 à 35 ans en
Afrique francophone, décrites comme la génération la plus diplômée, la plus
connectée et la plus ambitieuse de l’histoire du continent.
À horizon trois
à cinq ans, la Fondation Sename vise la création d’une communauté engagée,
capable de produire des trajectoires mesurables et documentées dans les
domaines de l’économie, de la culture, de la gouvernance et de l’innovation.
À travers cette
initiative, la Fondation entend contribuer à une transformation structurelle :
faire en sorte que le potentiel africain ne reste plus sous-connecté, mais
pleinement aligné avec les opportunités qui façonneront le monde de demain.