Présidence : Oligui Nguema confie le centre d’écoutes au général Bernard Gnamankala



2026-03-13 15:53:00

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a mis fin aux fonctions du Français Jean-Charles Solon, qui dirigeait depuis plus d’une décennie le système stratégique d’interception des communications de la présidence. La structure sera désormais pilotée par le général gabonais Bernard Gnamankala.



Le dispositif stratégique d’écoute et d’interception des communications de la présidence gabonaise change de direction. Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de mettre fin au contrat de l’expert français Jean-Charles Solon, qui dirigeait ce système depuis treize ans.

Selon les informations révélées par Africa Intelligence, le président gabonais a reçu l’intéressé le 10 mars à Libreville pour lui notifier la fin de sa mission. Cette décision s’inscrit dans une réorganisation plus large de l’appareil sécuritaire et du renseignement au sommet de l’État.

Pour lui succéder, le chef de l’État a choisi le général Bernard Gnamankala, figure expérimentée du renseignement gabonais. Officier supérieur de police, il a notamment dirigé la Direction générale de la documentation et de l'immigration (DGDI), structure chargée de la collecte et de l’analyse des informations relatives à la sécurité du territoire, des institutions et de l’économie.

Le général Gnamankala possède également une solide formation internationale, notamment à la FBI National Academy aux États-Unis et au sein des services de renseignement français. Son parcours l’a conduit à occuper plusieurs fonctions sensibles au sein de l’appareil sécuritaire gabonais.

Pendant plus d’une décennie, le système d’interception de la présidence était dirigé par Jean-Charles Solon, ancien responsable technique de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Cette organisation, héritée de la coopération sécuritaire étroite entre Libreville et Paris, avait parfois suscité des interrogations sur la souveraineté nationale dans la gestion des outils de renseignement.

La nomination du général Gnamankala marque ainsi une évolution dans la gestion des dispositifs stratégiques, avec une volonté affichée de renforcer la maîtrise nationale des infrastructures sensibles tout en maintenant les relations de coopération avec les partenaires internationaux.