Retour des sachets plastiques : le manque de suivi et de sanctions en cause



2026-04-01 11:00:00

Alors que le Gabon se présente comme le « poumon vert » de l’Afrique centrale, les sachets plastiques non biodégradables réapparaissent massivement dans les rues et caniveaux, en raison du manque de suivi et de sanctions après le départ de l’ancien ministre Mays Mouissi. Une menace pour l’environnement et la population.



Après des années de lutte contre la pollution plastique, le Gabon connaît un retour inquiétant des sachets non biodégradables. En septembre 2025, Mays Mouissi, alors à la tête du ministère de l’Environnement, avait imposé des contrôles stricts et des sanctions ciblées, obligeant importateurs et grandes surfaces à respecter la loi de 2010. Cette période avait prouvé que l’interdiction des sachets plastiques était réalisable avec volonté politique et suivi rigoureux.

Depuis, le départ de Mays Mouissi a laissé un vide que ses successeurs n’ont pas comblé. L’absence de sanctions et de contrôles aux frontières a permis au plastique bon marché de réinvestir les marchés locaux, au détriment de la réglementation et des initiatives locales d’emballages biodégradables.

Maurice Ntossui Allogo, actuel ministre de l’Environnement, reste silencieux face à cette recrudescence. Les services de la consommation et de l’économie ne sont pas coordonnés, et la Brigade de l’Environnement peine à intervenir efficacement. Les commerçants, faute d’alternatives abordables, continuent d’utiliser ces sachets pratiques mais polluants.

Les conséquences sont visibles dès les premières pluies : caniveaux et buses obstrués, inondations dans les quartiers sous-intégrés et menace pour la santé publique. Le combat contre le plastique ne peut se limiter à des déclarations diplomatiques ou des opérations ponctuelles. Sans action ferme et continue, le slogan « Gabon vert » risque de se noyer sous une mer de polyéthylène.