En recevant le dirigeant du groupe Ebomaf, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé la place stratégique des infrastructures routières dans le développement du Gabon. Cette rencontre, axée sur le suivi des grands chantiers en cours, notamment dans les provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-Maritime, illustre une volonté politique claire : faire du réseau routier un moteur de transformation économique et d’intégration territoriale. Aux côtés du ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, le chef de l’État a insisté sur l’importance d’un pilotage rigoureux des projets engagés avec le groupe dirigé par Mahamadou Bonkoungou.
Les axes Lébamba–Mbigou–Makogonio–Malinga–Molo et Yombi–Mandji–carrefour Rabi–Omboué, totalisant plusieurs centaines de kilomètres, s’inscrivent dans une stratégie globale de désenclavement des territoires et de stimulation des échanges économiques. Au-delà de la dimension technique, ces projets visent des effets concrets sur le quotidien des populations : réduction des coûts de transport, amélioration de l’approvisionnement des centres urbains, notamment Port-Gentil, et valorisation des zones de production. L’ambition affichée est également d’augmenter significativement le linéaire de routes bitumées, encore insuffisant au regard des besoins du pays.
Mais l’enjeu, ici encore, réside dans l’exécution. Conscient des attentes, le président a exigé une accélération des travaux, assortie d’un renforcement des mécanismes de contrôle et de suivi. La mise en place d’une mission technique dédiée et d’une présence accrue sur le terrain vise à garantir la qualité des ouvrages et le respect des délais. À travers cette dynamique, le Gabon entend non seulement moderniser son infrastructure, mais aussi consolider une coopération sud-sud efficace, en s’appuyant sur des partenaires africains pour bâtir un modèle de développement plus autonome, durable et orienté vers les résultats.