Santé : Le Sénégal devient le premier pays d’Afrique de l’Ouest à implanter des pacemakers sans sonde



2026-07-24 10:13:00

Le Centre hospitalier universitaire Idrissa Pouye (HOGIP) de Grand-Yoff a réalisé avec succès les premières implantations de pacemakers sans sonde en Afrique de l’Ouest, une première dans la sous-région.



Cette avancée majeure ouvre une nouvelle ère dans la prise en charge des troubles sévères du rythme cardiaque et renforce la place du pays comme futur hub régional en cardiologie interventionnelle. Cette prouesse est le fruit d’une mission de transfert de compétences menée en partenariat avec la Société sénégalaise de cardiologie, des spécialistes français et des partenaires industriels.

Pendant cinq jours, des cardiologues venus de plusieurs pays africains ont bénéficié d’une formation spécialisée, tandis que les équipes sénégalaises ont obtenu leur certification pour pratiquer cette technique innovante. Sept patients ont également pu profiter gratuitement de cette intervention de haute technologie.

À la différence des stimulateurs cardiaques classiques, le pacemaker sans sonde est une mini-capsule implantée directement dans le cœur par voie veineuse, sans intervention chirurgicale lourde, sans boîtier ni fils électriques. Cette technologie réduit considérablement les risques de complications, améliore le confort des patients et offre une durée de vie pouvant atteindre vingt ans, représentant une avancée majeure dans le traitement des maladies cardiaques.

Pour le professeur Adama Kane, rythmologue interventionnel, cette innovation permet de sauver des vies grâce à une procédure peu invasive et plus sécurisée. Il souligne toutefois que le coût de ces dispositifs reste élevé comparé aux pacemakers traditionnels et appelle les pouvoirs publics à soutenir leur prise en charge afin de rendre cette technologie accessible au plus grand nombre.

Au-delà de cette première historique, le Sénégal affiche une ambition claire : devenir un centre d’excellence pour la rythmologie interventionnelle en Afrique de l’Ouest. Après plusieurs avancées scientifiques remarquées, notamment dans le diagnostic de la drépanocytose et la recherche biomédicale, cette nouvelle réussite confirme la montée en puissance du pays dans le domaine de l’innovation médicale et son engagement à améliorer durablement l’accès aux soins de pointe sur le continent.