Suspension des réseaux sociaux au Gabon : le tribunal se déclare incompétent dans l’affaire Bilie-By-Nze contre la HAC
2026-03-17 13:47:00
Nouveau rebondissement dans le bras de fer judiciaire autour de la suspension des réseaux sociaux au Gabon. Saisi par l’ancien Premier ministre Alain Claude Bilie By Nze et son parti Ensemble pour le Gabon (EPG), le tribunal de Libreville s’est déclaré incompétent pour statuer sur cette affaire qui oppose l’opposition à la Haute Autorité de la Communication.
La bataille judiciaire autour de la suspension
des réseaux sociaux au Gabon connaît un nouveau tournant. Le tribunal saisi par
l’ancien Premier ministre Alain‑Claude Bilie‑By‑Nze et le parti Ensemble pour
le Gabon (EPG) s’est déclaré incompétent pour examiner la plainte déposée
contre la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Pour comprendre cette affaire, il faut
remonter à la décision controversée de la HAC de suspendre l’accès aux réseaux
sociaux dans le pays. Cette mesure, entrée en vigueur en février, visait selon
l’autorité de régulation à encadrer la circulation de certaines informations en
ligne. Elle a cependant été vivement critiquée par plusieurs acteurs politiques
et de la société civile qui y voient une atteinte aux libertés publiques. *
Estimant que cette suspension constituait une
violation des droits fondamentaux, Alain‑Claude Bilie‑By‑Nze et son parti
avaient saisi le Tribunal de première instance de Libreville en référé pour
demander la levée de la mesure. Pour eux, la coupure généralisée des réseaux
sociaux portait atteinte à la liberté de communication et aux droits des
citoyens.
Mais lors de la procédure, les avocats de la
Haute Autorité de la Communication ont soulevé une exception d’incompétence.
Selon leur argumentation, la décision contestée étant de nature administrative,
le dossier devrait relever du juge administratif et non du tribunal judiciaire.
À ce stade, le tribunal s’est donc déclaré
incompétent pour juger l’affaire. Toutefois, les détails complets de la
décision et les éventuelles suites judiciaires ne sont pas encore connus avec
précision.
L’affaire reste donc à suivre. Les internautes
sont invités à rester connectés pour les prochaines informations et les
développements à venir dans ce dossier qui continue d’alimenter le débat autour
des libertés numériques et de la régulation des réseaux sociaux au Gabon.