Télécommunication: L’ARCEP valide le partage d’infrastructures entre Airtel et Moov Africa Gabon
2026-06-11 11:08:00
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a officiellement donné son avis conforme au contrat de partage d’infrastructures signé entre Airtel Gabon et Moov Africa Gabon Télécom. Cette validation, intervenue trois semaines après la signature de la convention entre les deux opérateurs, marque une étape importante dans la modernisation du secteur des télécommunications au Gabon.
Conclu pour une durée de cinq ans, l’accord porte notamment sur la mutualisation de certaines infrastructures stratégiques, dont les pylônes de télécommunications déployés à travers le territoire national. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des dispositions prévues par l’article 35 de la loi n°026/2018.
Lors de la cérémonie de validation, le président du Conseil de régulation de l’ARCEP, Célestin Kadjidja, a rappelé que l’institution avait examiné le contrat avant sa signature et veillerait désormais au respect des engagements pris par les deux parties. Il a souligné le rôle d’arbitre joué par l’ARCEP tout au long du processus.
Grâce à cet accord, Airtel Gabon et Moov Africa Gabon Télécom pourront utiliser certaines infrastructures existantes plutôt que d’en construire de nouvelles. Une démarche qui vise à réduire les coûts d’investissement, limiter la prolifération des pylônes et améliorer la couverture des réseaux sur l’ensemble du territoire.
Pour Thomas Herbert Gutjahr, directeur général d’Airtel Gabon, cette mutualisation répond à une logique d’efficacité et de rationalisation des ressources. De son côté, Zouheir Jorio, directeur général de Moov Gabon Télécom, estime que les économies générées permettront de renforcer la qualité des services et pourraient, à terme, contribuer à une baisse des coûts des télécommunications pour les consommateurs.
À travers cette décision, l’ARCEP réaffirme sa volonté de promouvoir une gestion plus efficiente des infrastructures numériques et d’accompagner le développement du secteur au bénéfice des populations gabonaises.