63,56 milliards de FCFA en plus pour préparer l'industrialisation du Gabon



2026-06-09 15:18:00

Le ministère des Mines dispose désormais d'un budget de 68,12 milliards de FCFA contre 4,56 milliards en 2025. Une augmentation spectaculaire destinée à financer la prospection, la cartographie géologique, les contrôles miniers et la transformation locale des ressources avant l'interdiction d'exporter le manganèse brut prévue en 2029.



Le secteur minier gabonais entre dans une nouvelle phase de son développement. Entre 2025 et 2026, le budget du ministère des Mines est passé de 4,56 milliards à 68,12 milliards de FCFA, soit une hausse de plus de 1 390 %. Cette augmentation traduit la volonté des autorités de faire du secteur un moteur majeur de la diversification économique nationale.

Une partie de ces ressources sera consacrée à la modernisation des outils de contrôle et de surveillance. Plus de 240 missions d'inspection sont programmées en 2026 afin de renforcer la gouvernance du secteur. Le ministère prévoit également l'acquisition d'un laboratoire mobile d'analyse des minerais d'une valeur de 189 millions de FCFA avec l'appui de la Banque africaine de développement.

L'un des principaux objectifs du gouvernement est de préparer l'entrée en vigueur de l'interdiction d'exporter le manganèse brut à partir de 2029. Cette mesure vise à encourager la transformation locale et à augmenter la valeur ajoutée créée sur le territoire national. Plusieurs partenariats industriels sont actuellement en discussion pour accompagner cette transition.

Parallèlement, les autorités travaillent à la sécurisation de l'approvisionnement des futures unités industrielles. Des accords ont notamment été conclus avec certains opérateurs miniers afin de garantir la disponibilité du minerai destiné à la transformation locale et au développement d'une véritable chaîne de valeur nationale.

Le gouvernement entend également mieux structurer la filière aurifère où près de 3 000 orpailleurs ont déjà été recensés. Entre modernisation des contrôles, formalisation des acteurs et investissements massifs, le Gabon ambitionne de transformer son potentiel géologique en véritable moteur de croissance, d'industrialisation et de création d'emplois.