84 milliards d’électricité en trop : l’État met fin à l’anarchie de l’eau et de l’électricité



2025-12-05 10:41:00

L’audit national des compteurs d’eau et d’électricité révèle des irrégularités massives, des branchements anarchiques et une explosion injustifiée des dépenses publiques. Le gouvernement annonce des mesures coercitives pour reprendre le contrôle.



Le Conseil des ministres a examiné les résultats de l’audit sur la consommation d’eau et d’électricité dans les bâtiments publics, un diagnostic alarmant qui met en lumière une situation de dérive généralisée. Au total, 276 compteurs d’eau et 448 compteurs d’électricité ont été identifiés, dont une part non négligeable se trouve dans un état de délabrement avancé. Les équipes ont constaté 62 compteurs d’eau défectueux, soit 22 %, et 105 compteurs électriques endommagés, représentant 23 % de l’ensemble.

L’audit révèle également des branchements directs anarchiques, certains alimentant plusieurs bâtiments en dehors de tout contrôle technique. Ces installations frauduleuses exposent les infrastructures publiques à des risques majeurs d’électrisation et d’incendie. Les coûts générés par ces pratiques sont colossaux : la dépense d’eau a augmenté de 18 % entre 2023 et 2024, passant de 2,85 milliards à 3,36 milliards FCFA, en l’absence de suivi rigoureux des facturations.

La situation est encore plus critique dans le domaine électrique. L’analyse des consommations a révélé des pics anormaux de facturation, notamment en mai 2023 et entre juillet et août 2024, conduisant à une hausse cumulée estimée à 84,699 milliards FCFA. Cette flambée traduit une absence de contrôle interne, un suivi insuffisant des installations et une prolifération de branchements irréguliers dans les administrations.

Face à ces dérives, le gouvernement a décidé de mettre en place des mesures coercitives immédiates afin de restaurer la rigueur nécessaire dans la gestion des ressources publiques. Ces actions incluent un contrôle renforcé des compteurs, un suivi strict des consommations, la suppression des branchements illicites et la normalisation progressive de l’ensemble des installations.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté du Chef de l’État de rationaliser les dépenses publiques, de lutter contre la mauvaise gestion et de garantir la sécurité des infrastructures. En rétablissant un cadre de consommation maîtrisé, l’État entend mettre fin à une situation qui fragilise son budget et nuit à l’efficacité des services publics.