Bénin : Le Gabon mobilisé pour porter la voix des communautés au Forum Social Mondial



2026-07-31 10:23:00

Le Gabon participera à la 17ᵉ édition du Forum Social Mondial (FSM), prévue du 4 au 8 août 2026 à Cotonou, au Bénin. En amont de cette rencontre internationale, une délégation d’une dizaine d’organisations de la société civile gabonaise a pris part, le 27 juillet à Douala, au lancement de la première Caravane Afrique « En route vers le Forum Social Mondial », une initiative portée par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre, l’Eau, les Semences et les Forêts en Afrique Centrale (CGLTE-AC).



Cette caravane, qui traversera le Cameroun, le Nigeria et le Bénin, ambitionne de fédérer les acteurs engagés autour des enjeux de protection des ressources naturelles et des droits des communautés. À Ngodi-Bakoko, dans l’arrondissement de Douala 3, les participants ont reçu l’accueil des autorités locales et des populations, marquant le départ d’un plaidoyer régional en faveur de la préservation de la terre, de l’eau, des semences et des forêts.

Pour le porte-parole de la CGLTE-Afrique Centrale, Raphaël Meigno Bokaghe, cette initiative s’inscrit dans une dynamique citoyenne panafricaine. Selon lui, la caravane constitue un cadre de mobilisation destiné à porter les préoccupations des peuples d’Afrique centrale jusqu’au Forum Social Mondial de Cotonou, afin de renforcer leur visibilité dans les débats sur la justice environnementale et climatique.

Les autorités traditionnelles de Ngodi-Bakoko ont, pour leur part, salué cette démarche tout en alertant sur les défis environnementaux auxquels leurs communautés sont confrontées. Le chef du village, Sa Majesté Zacharie Komoto Ebah, a notamment dénoncé la dégradation de la mangrove de Matanda et l’accaparement des terres par certaines entreprises industrielles, appelant à une réponse concertée à l’échelle régionale.

Conduite par Christiane Nsa Mbegah, de l’ONG Réseau Femme Lève Toi (REFLET), la délégation gabonaise entend mettre en avant les engagements du Gabon en matière de résilience écologique et climatique. À travers cette participation, le pays souhaite également renforcer les synergies entre les organisations d’Afrique subsaharienne et faire entendre sa voix sur les questions stratégiques liées à l’accès à la terre, à l’eau et aux semences, dans un contexte de pressions croissantes sur ces ressources