Balances truquées : L’Aganor intensifie la traque des faussaires dans le Grand Libreville
2026-08-12 10:16:00
Sur les étals comme dans les commerces, quelques grammes peuvent faire la différence. Pour mettre fin aux pratiques frauduleuses et mieux protéger les consommateurs, l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor) lance une vaste opération de contrôle des balances à travers le pays.
Depuis lundi dernier, les agents de l’Aganor sillonnent les marchés et commerces du Grand Libreville pour traquer les instruments de pesage non conformes. Première étape de cette campagne : les communes d’Owendo et d’Akanda, où les équipes de métrologie légale ont procédé à la vérification des balances utilisées par les commerçants.
Derrière cette opération se joue un enjeu qui dépasse la simple conformité technique. L’objectif est de garantir l’exactitude des poids affichés, mais aussi de lutter contre les pratiques qui grèvent le pouvoir d’achat des ménages. Une balance manipulée peut en effet transformer quelques grammes en pertes répétées pour le consommateur.
Conduite par Christian Jean-Joël Engohang Ondo, conseiller du directeur général, la délégation de l’Aganor rappelle que le marquage permet au consommateur d’identifier rapidement les instruments autorisés. Une vignette verte signifie que la balance a été contrôlée et jugée conforme. À l’inverse, une étiquette rouge signale un instrument défaillant ou non conforme, qui ne doit pas être utilisé pour les transactions commerciales.
Prévue pour durer trois mois, la campagne doit progressivement s’étendre à l’ensemble des provinces du Gabon. Pour l’Aganor, il s’agit donc de remettre de l’ordre sur les marchés, mais surtout de restaurer la confiance entre vendeurs et acheteurs. Une bataille de proximité qui, derrière le contrôle d’une simple balance, touche directement à la défense du consommateur et à la lutte contre la vie chère.