Bac 2026 : des candidates agressées au stade de Nzeng-Ayong
2026-06-17 11:22:00
À quelques semaines des épreuves sportives du baccalauréat, une altercation survenue au stade de Nzeng-Ayong entre cinq candidates et un employé des installations soulève de vives interrogations sur l’accueil des élèves dans les infrastructures publiques. Entre accusations de violences, soupçons de perception illégale de frais d’accès et dépôt de plainte, cette affaire met en lumière la nécessité de mieux encadrer l’accès des jeunes aux équipements sportifs nationaux.
Ce qui devait être une simple séance d’entraînement s’est transformé en un épisode particulièrement éprouvant pour cinq candidates au baccalauréat 2026. Accompagnées de certains membres de leurs familles, les jeunes filles se sont rendues au stade de Nzeng-Ayong afin de se préparer aux épreuves de gymnastique. Selon les témoignages recueillis, elles auraient été confrontées à un employé qui leur aurait réclamé la somme de 1 500 FCFA par personne pour accéder à l’aire de jeu. Surprises par cette demande, elles auraient entrepris de vérifier l’information auprès d’autres personnes présentes sur les lieux. Plusieurs échanges avec des responsables contactés par téléphone leur auraient alors indiqué que l’accès au stade était gratuit et que les installations devaient fermer à 18 h 30. Cette divergence d’informations a rapidement fait monter la tension entre les différentes parties.
La situation aurait ensuite dégénéré lorsqu’une des candidates, ayant fait tomber une boucle d’oreille, aurait utilisé la lampe de son téléphone portable pour la rechercher. L’employé, croyant être filmé, aurait tenté de lui arracher son appareil, provoquant une altercation durant laquelle des coups et des injures auraient été échangés. Une partie de la scène aurait été enregistrée par un témoin présent sur les lieux. Profondément choquées, les jeunes élèves affirment avoir subi des violences physiques et morales. Elles se sont ensuite rendues au commissariat de leur quartier afin de déposer une plainte pour violences, coups et blessures. À ce stade, les faits rapportés devront être examinés par les autorités compétentes afin de déterminer les responsabilités de chacun dans le respect du principe de la présomption d’innocence.
Au-delà du fait divers, cette affaire soulève une question de fond sur la gestion des infrastructures publiques destinées à la jeunesse. À l’approche des examens nationaux, les équipements sportifs jouent un rôle essentiel dans la préparation des candidats et doivent constituer des espaces sûrs, accessibles et encadrés. Les interrogations des élèves sur l’existence ou non de frais d’accès témoignent d’un besoin de clarification des règles applicables au sein de ces structures. Pour de nombreux observateurs, cette situation appelle une réaction des autorités afin de garantir la transparence dans la gestion des installations sportives publiques, de protéger les usagers et d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Car au-delà de l’incident lui-même, c’est la confiance des jeunes envers les institutions publiques qui se trouve aujourd’hui mise à l’épreuve.