Trésor public : 21 milliards FCFA pour solder les factures des entreprises
2026-08-11 11:10:00
Le Trésor public gabonais s’apprête à régler 21 milliards de francs CFA correspondant à 1 478 ordonnances de paiement émises entre 2022 et 2026, une annonce faite ce lundi 10 août par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema lors d’une rencontre avec la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) et des dirigeants de PME-PMI.
Réuni au Palais de la Rénovation avec une délégation conduite par Alain Kouakoua, président de la FEG, le Chef de l’État a confirmé ce déblocage destiné en priorité aux entreprises du BTP, de l’entretien, de l’approvisionnement en carburant et de la fourniture de produits alimentaires. Une bouffée d’oxygène pour un tissu économique fragilisé par des délais de paiement souvent trop longs.
« La force d’un État, ce n’est pas l’administration. C’est le secteur privé », a martelé le Président, réaffirmant le rôle central des entreprises dans la création d’emplois et de richesses au Gabon.
Ces 21 milliards viennent s’ajouter aux 30 milliards déjà destinés au règlement des créances dues aux opérateurs des secteurs Forêt-Bois et minier. Au total, ce sont donc 51 milliards de francs CFA de dette intérieure qui sont mobilisés au profit des entreprises, dans le cadre de l’apurement progressif des créances de l’État.
Pour l’exécutif, l’objectif est clair : soulager la trésorerie des entreprises, préserver les emplois existants et relancer les investissements. Le Président a toutefois rappelé que le règlement de ces créances publiques doit respecter les procédures de gestion, de contrôle et de transparence prévues par la Ve République.
Les entreprises dont les créances ne sont pas encore enregistrées sont invitées à se rapprocher de la Task Force, de la Direction générale du Budget et du Trésor public pour faire auditer leurs prestations.
Au-delà du paiement, Oligui Nguema a appelé les dirigeants de PME et PMI à transformer ces règlements en investissements, en capacités de production et en créations d’emplois. Il les a également encouragés à mutualiser leurs compétences et à se regrouper pour former des entreprises plus solides, capables de peser sur les marchés publics.
Le gouvernement l’a dit sans détour : soutenir le secteur privé, c’est soutenir l’emploi et la souveraineté économique du Gabon.