BVMAC : SCG-Re déjoue les habitudes et s’impose comme la seule valeur active



2026-02-18 15:04:00

La séance de cotation du mardi 17 février 2026 à la Bourse des Valeurs Mobilières de l'Afrique Centrale a déjoué les habitudes. Alors que le marché actions demeure globalement atone, SCG-Re s’est imposée comme la seule valeur active, pendant que le compartiment obligataire enregistrait, pour la première fois depuis plusieurs semaines, une légère décrue de son encours.



À la clôture de la séance du 17 février, cinquante actions SCG-Re ont été échangées à 21 500 FCFA l’unité, à travers dix transactions distinctes, pour un montant global de 1,075 million FCFA. Une animation inhabituelle pour ce titre, resté discret depuis plusieurs semaines, dans un marché actions dominé par l’atonie et le déséquilibre persistant des carnets d’ordres.


Cette activité contraste avec l’immobilisme observé sur les valeurs agro-industrielles historiques. SOCAPALM et SAFACAM, bien que très demandées, n’ont enregistré aucune transaction, faute d’offres vendeuses. Les carnets d’ordres affichent ainsi 603 actions demandées contre 1 366 offertes, sans rencontre possible. Dans ce contexte, la capitalisation globale du marché reste stable à 477,75 milliards FCFA, tout comme l’indice All Share, figé à 1 074,33 points.


L’irruption de SCG-Re mérite une lecture sectorielle. Filiale d’un groupe de réassurance présent au Gabon, au Cameroun et au Congo, l’entreprise offre une exposition rare au secteur des assurances sur la place boursière régionale. Dans une zone CEMAC où le taux de pénétration de l’assurance demeure inférieur à 1 % du PIB, ce regain d’intérêt ponctuel traduit une volonté de certains investisseurs de diversifier leur portefeuille au-delà de l’agro-industrie, jusque-là dominante.


Sur le compartiment obligataire, un signal discret mais structurant est apparu. L’encours total de la dette cotée a reculé de 1 305,31 milliards à 1 303,72 milliards FCFA, soit une diminution de 1,586 milliard FCFA. Cette baisse résulte de l’amortissement semestriel des obligations privées ALIOS-03 et ALIOS-04. Il s’agit du premier repli observé depuis le début du suivi hebdomadaire, confirmant le bon fonctionnement des mécanismes d’amortissement, malgré un marché secondaire toujours peu animé.


Du côté des OPCVM, les performances demeurent contrastées. Certains fonds obligataires et diversifiés enregistrent des progressions modérées, tandis que les fonds actions accusent de légers replis, reflet de la prudence persistante des gérants face à un marché peu liquide. Cette séance du 17 février illustre ainsi un marché qui envoie des signaux faibles mais révélateurs : une liquidité existe, fragmentée et sélective, en attente de catalyseurs plus structurants pour s’exprimer pleinement.