Cash : qui a intérêt à voir les dysfonctionnements de la SEEG perdurer ?
2026-06-18 12:19:00
La panne qui a paralysé le système de vente d'unités EDAN quelques heures après le discours à la Nation du Président de la République continue d'alimenter les interrogations. Dans sa vidéo Cash, le journaliste Chamberland Moukouama estime que la succession des événements mérite plus qu'une simple lecture technique. D'autant que la SEEG elle-même évoque désormais des indices sérieux d'actes de malveillance assimilables à un sabotage.
Dans son analyse publiée sur les réseaux
sociaux, Chamberland Moukouama pose une question simple : à partir de quel
moment une accumulation de coïncidences devient-elle un sujet d'intérêt
national ? Car les faits sont là. Le 15 juin dernier, lors de son discours à la
Nation, le Président de la République a consacré un passage remarqué à la
situation de la SEEG. Dysfonctionnements, insuffisances de service, nécessité
de réforme : rarement les difficultés de l'entreprise auront été évoquées avec
autant de franchise au plus haut sommet de l'État.
Pris isolément, l'incident aurait pu être
rangé dans la catégorie des défaillances techniques. Mais l'affaire prend une
autre dimension lorsque la direction générale de la SEEG annonce que les
premières investigations ont mis en évidence des "indices techniques
sérieux d'actes de malveillance assimilables à un sabotage". Plus encore,
l'entreprise décide de saisir la justice et de déposer plainte afin que les
responsabilités soient établies. Dès lors, le débat change de nature. Il ne
s'agit plus uniquement de savoir pourquoi la plateforme est tombée en panne,
mais de comprendre si certains auraient volontairement cherché à perturber un
service public essentiel.
C'est précisément sur ce point que s'attarde
l'analyse de Chamberland Moukouama. Selon lui, la proximité entre le discours
présidentiel et l'incident EDAN mérite que l'on s'interroge. Sans accuser
personne, il pose une question que beaucoup de Gabonais se posent désormais :
existe-t-il des individus ou des groupes ayant intérêt à voir perdurer les
difficultés de la SEEG ? Existe-t-il des résistances aux efforts de
redressement engagés par l'État ? Et si oui, jusqu'où certains seraient-ils
prêts à aller pour compromettre ces réformes ?
L'enjeu dépasse largement le cas d'une
plateforme informatique. Lorsqu'un système de distribution d'eau ou
d'électricité est perturbé, ce sont les familles, les commerçants, les
entreprises et l'économie tout entière qui en subissent les conséquences. C'est
pourquoi l'exigence de vérité devient aujourd'hui centrale. Comme le souligne
Cash, les Gabonais ont le droit de savoir si les perturbations qui affectent
leur quotidien relèvent uniquement de défaillances techniques, de problèmes
hérités du passé ou si certaines d'entre elles pourraient avoir été provoquées
pour nuire à une entreprise stratégique. Car lorsque les coïncidences
deviennent trop nombreuses, la recherche de la vérité cesse d'être une option :
elle devient une nécessité nationale.