Cemac : la Beac revoit à la baisse ses principaux taux directeurs pour booster l’économie



2026-07-01 15:23:00

La deuxième session ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale s’est tenue le 29 juin 2026 à Yaoundé. Comme il est de tradition, le CPM a cours de cette session examiné les perspectives macroéconomiques internationales et sous-régionales.



Au cours de cette session, le CPM a décidé d’abaisser ses principaux taux directeurs. Le taux d’intérêt des appels d’offres est passé de 4,75% à 4,50% (baisse de 25 points de base), le taux de facilité de prêt marginal a connu une réduction de 50 points de base, passant de 6,25% à 5,75%. Dans la même veine,  les coefficients de réserves obligataires passent de 7,00% à 6,50%  sur les exigibilités à vue et de 4,50% à 4,00% sur les exigibilités à terme. Le taux de facilité de dépôt a été maintenu à 0,00%. « Ces décisions ont été prises pour concilier maîtrise de l’inflation et soutien à l’économie » a déclaré Yvon Sana Bangui.

La Beac table aussi sur un ralentissement de la croissance à 3,2%, contre 3,4% en 2025, une progression du niveau général des prix contenue sous la norme communautaire avec un taux d’inflation en moyenne annuelle qui se situerait à 2,4%, contre 2,1% en 2025.

Ainsi, Au 31 décembre 2026, la masse monétaire devrait augmenter de 13,1% et les réserves de change en mois d’importation de biens  et services représenteraient 4,72 mois d’importation, après 4,12 mois en 2025. Plusieurs raisons expliquent cette amélioration du niveau de réserves en devises.   « Au cours du  1er trimestre 2026, des pays ont conclu des eurobonds. Nous avons le Gabon qui a pu rapatrier les Fonds de restauration des sites miniers et pétroliers (Fonds Res) de la société nationale (Gabon Oil Company). Comme vous le savez, au cours de la crise au moyen-orient, les cours du  pétrole ont augmenté,  ce qui s’est traduit par des recettes supplémentaires qui ont fait l’objet de rapatriement. Ce qui a consolidé les réserves de change » a expliqué Yvon Sana Bangui.