Discours à la nation : Le Chef de l’État dédie une partie de l’Université du CAP aux métiers du MICE



2026-08-16 22:22:00

L’annonce de la création d’une filière dédiée au MICE à l’Université du CAP marque une étape dans la volonté de professionnaliser le secteur de l’événementiel et du tourisme d’affaires au Gabon. Avec cette orientation, le pays entend faire émerger des compétences locales capables d’accompagner son ambition de devenir une destination africaine pour les congrès, salons et grands rendez-vous professionnels.



Le développement du MICE ne repose pas uniquement sur les infrastructures. Il nécessite également des compétences. C’est précisément sur ce volet que le Gabon entend désormais avancer avec l’annonce d’un espace consacré à ce secteur au sein de l’Université du CAP, à compter de la prochaine rentrée. Une décision qui pourrait contribuer à faire émerger un nouveau vivier de professionnels spécialisés dans l’organisation et la gestion des événements professionnels.

Le potentiel économique du MICE est particulièrement transversal. Un congrès international mobilise bien davantage que les organisateurs de l’événement. Il fait travailler les hôtels, les restaurants, les compagnies de transport, les agences de communication, les entreprises de sécurité, les prestataires techniques, les guides, les artisans et de nombreux autres acteurs. Chaque événement devient ainsi un point de rencontre entre plusieurs secteurs de l’économie.

La formation constitue donc un maillon stratégique de cette chaîne de valeur. En préparant des jeunes aux exigences du secteur, le Gabon peut progressivement réduire sa dépendance à l’expertise extérieure et favoriser l’émergence d’une expertise nationale. Des compétences locales pourraient demain prendre en charge la conception, la production, la commercialisation et la coordination de grands événements accueillis sur le territoire.

Cette ambition rejoint également la volonté de positionner le Gabon comme une destination capable d’accueillir des événements régionaux et internationaux. Pour y parvenir, le pays devra certes disposer d’infrastructures modernes, mais également d’un environnement professionnel compétitif. La disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée sera l’un des critères déterminants pour convaincre les organisateurs et les entreprises de choisir Libreville et les autres destinations gabonaises.

La mise en place de cette formation ouvre ainsi une équation intéressante : former aujourd’hui pour accueillir davantage demain. En faisant de sa jeunesse un acteur du développement du MICE, le Gabon pourrait transformer progressivement le tourisme d’affaires en secteur générateur de compétences, d’activités et d’emplois.