Commerce intra-africain : à Libreville, la ZLECAf répond aux entrepreneurs gabonais
2026-06-20 09:59:00
Réunis au Palais des congrès de Libreville, les responsables du Secrétariat de la ZLECAf et les opérateurs économiques gabonais ont échangé sans détour sur les opportunités et les défis du marché unique africain. Une rencontre marquée par des discussions franches sur la compétitivité, le financement et l’accès aux marchés continentaux.
Le dialogue entre le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale
africaine (ZLECAf) et le secteur privé gabonais a pris une dimension
particulièrement concrète à Libreville. Loin des discours protocolaires, la
rencontre a permis aux entrepreneurs d’interroger directement les experts sur
les mécanismes censés faciliter leur intégration au marché africain.
Ouvrant les travaux, la ministre du Commerce, Zenaba Gninga Channing, a
rappelé les ambitions portées par la ZLECAf pour le Gabon. Selon elle, le pays
doit désormais accélérer sa transformation économique en privilégiant davantage
la production à valeur ajoutée, la transformation locale et la conquête de
nouveaux débouchés sur le continent.
Face aux préoccupations des opérateurs économiques, les experts du
Secrétariat ont détaillé plusieurs instruments destinés à accompagner les
entreprises. Les échanges ont notamment porté sur les règles d’origine, le
système panafricain de paiement PAPSS, les mécanismes d’ajustement ainsi que
les outils facilitant l’accès aux marchés africains.
Les discussions ont également permis d’aborder sans détour les obstacles
auxquels restent confrontées les entreprises gabonaises. Coûts logistiques,
accès au financement, compétitivité des produits et maîtrise des exigences
réglementaires figurent parmi les principaux défis identifiés par les acteurs
du secteur privé.
Intervenant devant les participants, le Secrétaire général de la ZLECAf,
Wamkele Mene, a insisté sur les opportunités offertes par le marché unique
africain, fort de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Pour lui, la ZLECAf
constitue un levier de croissance, d’innovation et de création d’emplois,
notamment pour la jeunesse africaine appelée à jouer un rôle central dans la
construction de l’économie continentale de demain.