Conflit homme-faune : plus de 1800 barrières électriques installées pour apaiser la cohabitation avec les éléphants



2025-11-10 10:41:00

Face à la recrudescence des intrusions d’éléphants dans les champs, le gouvernement gabonais, en partenariat avec l’ONG Space for Giants, intensifie son programme de protection des cultures. À ce jour, 1 863 barrières électriques ont été installées à travers le territoire, marquant une étape décisive dans la lutte contre le conflit homme-faune.



Un partenariat efficace au service des communautés rurales
Lancée sous l’impulsion du ministère des Eaux et Forêts, cette initiative conjointe vise à réduire les affrontements entre les populations rurales et la faune sauvage, en particulier les éléphants, souvent responsables de la destruction des récoltes. Selon l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), cette collaboration fructueuse entre l’État et Space for Giants a déjà permis d’observer une nette diminution des dégâts agricoles dans les zones protégées par les clôtures électriques.

Des progrès notables sur le terrain
Signé en mars 2025 et financé par l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI), le projet de coexistence homme-éléphant prévoit l’installation de 1 800 clôtures d’ici mars 2027. À ce jour, 757 nouvelles clôtures ont été posées entre le 15 mars et le 31 octobre, soit un taux d’exécution de plus de 84 %. Ces chiffres témoignent de la progression constante du programme, dont les résultats se font déjà sentir dans plusieurs localités rurales.

Un engagement durable pour la paix entre l’homme et la nature
« Cette mobilisation témoigne de la reconnaissance du travail que nous accomplissons. Nous poursuivrons nos efforts afin de maintenir les éléphants à l’écart des zones cultivées et d’identifier des moyens durables de développement pour les agriculteurs et les communautés villageoises », a déclaré Éric Chehoski, directeur national de Space for Giants.

Avec 200 barrières prévues par province, les populations rurales peuvent désormais entrevoir un retour progressif à la sérénité, après des années de pertes économiques et de tensions liées aux incursions d’éléphants. Ce projet, à la croisée de la préservation de la biodiversité et de la sécurité alimentaire, s’impose comme un modèle de gestion harmonieuse entre l’homme et la nature au Gabon.